mercredi 23 novembre 2011

Stage possible "Les gens d'Uterpan". Les contacter

Premier contact avec deux artistes, Annie Vigier & Franck Apertet (les gens d’Uterpan)
Dans le cadre d’un projet en construction avec des Mairies d’arrondissement de la ville de Paris, ils recherchent des étudiants pour assurer l’analyse et l’étude de fond de l’expérience menée. Convention de stage. Si vous êtes intéressé(e), prenez contact avec eux :
Zoélie Adam 06 02 19 87 06 contact@lesgensduterpan.com
 CBL
Ce qu'ils disent d'eux-mêmes :
"Depuis plusieurs années, l'identité de leur travail chorégraphique interroge les normes qui régissent la danse et le spectacle vivant.Leur action porte sur plusieurs points passant entre autre par une prospection des limites du corps et de la représentation.
Les projets qu’ils développent s'inscrivent au croisement des évolutions et des ouvertures actuelles. Le secteur des arts visuels accompagne ce mouvement d'ouverture dans un partage de point de vue et de mise en relief des réponses apportées aux problématiques qu'ils abordent. Ainsi ce travail est aujourd'hui produit et présenté aussi bien dans les réseaux des arts plastiques que de la danse expérimentale.

Topologie, une application du processus re|action
Rappel des principes de Topologie Dans une inversion des logiques de la représentation, Topologie exploite le processus conventionnel de création d’un spectacle chorégraphique en déployant ses éléments constitutifs à la dimension d’un territoire.

Statement
Dans un lieu donné (lieu de référence) est exposé le graphique de Topologie reproduit sur un plan du secteur dans lequel se déroule le projet. Le parcours des danseurs passe par ce lieu de référence sans qu’il en soit ni le point de départ ni l’objectif final. A ce graphique s’ajoute un système audio diffusant la partition sonore qui accompagne l’exécution de la « chorégraphie ». Cette pièce audio est diffusée sur la fréquence d’une radio libre émettant habituellement dans ce secteur.
Pendant 10 jours les interprètes quittent leur domicile et sortent dans l’espace public, arpentant un parcours individuel déterminé par le graphique de Topologie. A chaque sortie ils entrent progressivement dans l’organisation et la réplique de plus en plus pointilleuse de leurs actes simples : gestes, comportements physiques, sociaux, vitesses de déplacements, etc. La structure du graphique les amène à se retrouver ensemble à certains points précis et à des moments exacts. Chaque parcours se termine par le retour des interprètes à leur domicile.

Nouveau public
Cet usage d’un graphique et de la radio permettent d’introduire une forme d’aléa qui évite de sélectionner les différentes parties du territoire ou bien les différents publics pour des qualités qu’ils auraient o n’auraient pas. Ainsi, le centre comme le faubourg, les initiés comme les auditeurs habituels d’une radio, peuvent être traversés ou atteints par Topologie. Ces différentes zones et personnes sont alors reliées de fait par l’ensemble de ce projet.
Pour Topologie, aucun public n’est conventionnellement convié. Il y a le public informé du projet qui part avec le graphique en main à la recherche des danseurs* ou du point de référence dans lequel est diffusée la bande son et exposé le graphique, le public qui côtoie les danseurs dans l’espace public au fur et mesure de la réalisation de Topologie (passants, commerçants, vigiles de l’espace public) et enfin le public des auditeurs de la radio qui, dans une situation privée, entendent la bande son. 
Le public visé par ce projet n’est pas le public classique des lieux de culture, ou en tout cas dans un cadre autre que les lieux de culture.
* la communication du projet n’indique pas les trajets précis des interprètes, les « spectateurs » qui cherchent la chorégraphie regardent alors les lieux traversés par le graphique avec une perception accrue. Ne pouvant pas distinguer l’interprète de l’usager de la ville, l’ensemble de la vie urbaine devient une chorégraphie à leurs yeux.

Les interprètes viennent mailler le territoire par leur présence active et cette présence, au départ invisible, finit par surgir dans la ville telle une rumeur. Les gestes sont quotidiens, apriori non spectaculaires, cependant leur répétition systématique, méthodique, va, par l’étrangeté de ce sentiment de déjà vu et par le phénomène d’amplification du bouche à oreille, apparaître et venir contaminer l’ensemble de l’espace public.

Nouveau jeu de relations
Topologie s’inscrit dans un mouvement artistique où les relations humaines sont un des matériaux même de l’oeuvre. En questionnant les usages habituels de l’espace public, les interprètes tissent des relations entre commerçants, administrations, individus, usagers et professionnels à un niveau artistique et permettent aussi à différentes personnes de se rencontrer autour de ce partage d’expériences.
Cette liberté que prennent les artistes dans la construction de Topologie permet de saisir que l’espace public est un lieu de possible, un lieu de vie et de création avec ses règles et ses lois, qui ne sont jamais
bafouées. Seules les normes établies et les raccourcis sont poussés du doigt.


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