mercredi 18 février 2009

L3 « Culture populaire, culture de masse et mass medias ».


SUJET DE DEVOIR EN TEMPS LIBRE

En raison de la grève le cours du jeudi 19 février est reporté.
Pour permettre aux étudiants de s'organiser vous trouverez ci-dessous le sujet de devoir en temps libre que j'avais l'intention de vous donner. Vous pouvez commencer à travailler dessus. Je demanderai le rendu juste avant les vacances de Pâques - si c'est possible.
Ce devoir se rapporte au cours sur "le film comme produit industrialisé" (voir post précédent). Il s'agit pour vous de tester, sur un film choisi par vous, la validité des hypothèses proposées dans ce cours. C'est pourquoi le film choisi doit nécessairement avoir été tourné à Hollywood entre 1912 et 1960.
Nota : ce sujet est un peu différent de ce qui avait été proposé au premier cours. je l'ai adapté en fonction des circonstances
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Sujet : « Choisissez un film produit par un studio de Hollywood avant 1960 et montrez comment ce film est à la fois un objet industriel et une oeuvre d’art.
Vous décrirez en premier lieu les conditions de production qui déterminent le film comme objet industrialisé :
- organisation du studio,
- budget,
- personnalité et position du ou des producteurs,
- autocensure et application du Code Hays
- « final cut» et/ou "happy ending",
- publicité (analyse de l'affiche), promotion. Attention il existe des affiches différentes selon les pays...
- recours au «star system ». Dites en quoi les caractéristiques des stars contribuent à la publicité du film.
Par ailleurs vous expliquerez en quoi ce film peut être considéré comme une œuvre :
- genre :
- à quel genre appartient le film (western gangster, comédie...) ?
- obéit-il aux règles du genre ?
-dans quelle mesure s'en écarte-t-il ou les renouvelle-t-til ?
- auteur:
- le metteur en scène est-il considéré comme un auteur ? depuis quand ? par qui ? quels sont ses autres films ?
-réception critique
qu'est ce que la critique savante a dit de ce film ? quand ? dans quels supports ? Faites la différence entre critique savante et littérature promotionnelle
- film et société
Si le sujet traité y invite, explorez les rapports qu'entretient ce film avec la société contemporaine Est-ce un :
- divertissement, une fable politique, un film engagé ... (Nota : le film n'est jamais un reflet de la société. C'est toujours plus compliqué. )

Conclusion en forme de synthèse.
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Forme : devoir réalisé en traitement de texte, comportant une bibliographie et, si vous le pouvez, des appels de note. Format maximum : huit pages. Une ou deux illustrations bien choisies, légendées et commentées. Je n’ai pas besoin de la «fiche technique»
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Recommandations : lisez bien le sujet : film produit à Hollywood et avant 1960.

Ce sujet est choisi de façon a vous engager à lire un ou des ouvrages d’histoire du cinéma. La meilleure façon de procéder est donc de trouver d’abord un livre de référence sur un réalisateur (Frank Capra, Cecil B. De Mille etc.) ou sur un genre ( la comédie, le western, le film noir …) et de choisir ensuite le film. De cette façon vous serez certains de posséder les éléments nécessaires à votre travail. De même je ne vous demande pas une appréciation esthétique sur le film, je vous demande de repérer le fait que la critique a produit une appréciation esthétique sur lui, ce qui est différent. Vous éviterez par ailleurs les appréciations dithyrambiques sur le jeu des acteurs ...
Date de remise : le jeudi avant les vacances de Pâques.
Ne pas m'envoyer de devoir par mail svp.
Précision : le devoir est à rédiger seul(e). En revanche vous pouvez choisir le même film que certains de vos camarades. je veux pouvoir évaluer votre maîtrise de l'écriture académique.
Il s'agit là d'une préparation au master -(qui comporte un mémoire) et d'un apprentissage professionnel. Lorsqu'on vous demandera d'écrire une note de présentation - pour une exposition, un festival - on s'attendra à ce que vous fassiez le travail vous-même, même si les textes soumis au public sont toujours relus par de nombreuses personnes.

Une petite filmographie pour vous aider à choisir

STUDIO TITRE DATE GENRE
Columbia M. Deeds Goes to Town 1936 Comédie sociale
Columbia The Lady from Shangai La Dame de Shangai 1946 Comédie dramatique
Fox XXth Century The Prisoner of Shark Island Je n’ai pas tué Lincoln Drame historique
Liberty Films It’s a wonderful Life La vie est belle 1946 Comédie
MGM The Big Store Les Marx Brothers au grand magasin 1941 Burlesque
MGM A Day at the Races Un jour aux courses 1937 Burlesque
MGM Ivanhoe Ivanhoe 1952 Aventure
MGM The Philadelphia Story Comédie
MGM Ziegfield Follies Ziegfield Folies 1945 Film musical
MGM Bathing Beauty Le bal des Sirènes 1944 ballets aquatiques
MGM The Shop around the Corner Rendez-vous 1940 Comédie
MGM Gone with the Wind Autant en emporte le Vent 1939 Drame
Paramount Roman Holiday Vacances romaines 1953 Comédie
Paramount Rear Window Fenêtre sur cour 1954 Drame
Paramount The Man who shot Liberty Valance L’homme qui tua Liberty Valance 1961 Western
Paramount The Scarlet Empress L’impératrice rouge 1934 Drame historique
Paramount Gunfight at the OK Corral Réglement de comptes à OK Corral 1957 Western
Paramount Going my way La route semée d’étoiles 1943 Comédie dramatique
RKO Farewell my Lovely Adieu ma jolie 1944 Policier
RKO Once upon a Honeymoon Lune de miel mouvementée 1942 Comédie
(antinazi)
RKO The narrow margin L’énigme du Chicago Express 1952 Policier
United Artists et Warner To have and have not Le Port de l’Angoisse 1944-45 Aventure
United Artists That uncertain feeling Illusions perdues 1941 Comédie
United Artists Stagecoach La chevauchée fantastique 1939 Western
Universal Frankenstein 1931 Horreur
Universal His Butler’s Sister La soeur de mon valet 1946 Comédie
Warner Meet John Doe L’homme de la rue 1941 Comedie dramatique
Warner The Public Enemy L’ennemi public 1931 Policier
Warner The lefthanded Man Le Gaucher 1958 Drame

Attention : internet et plagiat:
Vous pouvez utiliser des données provenant d'internet en donnant la référence précise de chaque citation. Lorsque le texte est repris intégralement il est entre guillemets et sa provenance est donnée en note. C'est obligatoirement bref et c'est une citation. Un texte long copié sur internet sans indication de provenance sera considéré comme un plagiat.
Par ailleurs le collage hasardeux de morceaux de textes incohérents copiés sur des sources différentes et ne répondant pas à la question posée, même effectué en toute bonne foi, ne donne jamais de bons résultats.
Bon courage

mardi 17 février 2009

L3 "Culture populaire, culture de masse et mass medias"




Scène du film des frères Coen Barton Fink, qui raconte - à sa façon - le fonctionnement de Hollywood dans les années 1930.
Lien vers une scène du film Barton Fink
Cours n° 2 "Hollywood et le système des studios"
Les films produits à Hollywood entre 1920 et 1960 illustrent le phénomène d’industrialisation de la culture. Ils sont produits par au sein du « système des studios » (Janet Staiger) selon un processus qui les apparente à des produits industriels. Mais leur contenu symbolique et l’émergence du cinéma comme «7e art » les inscrivent ne même temps au cœur de la culture du XXe siècle

Bibliographie

Frédéric Barbier et Catherine Bertho Lavenir, Histoire des médias, de Diderot à Internet, A Colin, 2003, chap sur le cinéma.

Jean-Loup Bourget, Hollywood, La norme et la marge, Nathan-cinéma, chap. 3-5

Jean Tulard, Guide des films, et Dictionnaire du cinéma- Acteurs-Producteurs-Scénaristes-Techniciens, coll Bouquins, nombreuses rééditions. (utile pour identifier les films et les individus).


Films•MGM : Bathing Beauty, 1944 (ballets aquatiques)•Paramount : Gone with the Wind, (« Feature »)•Columbia, M. Deeds Goes to Town, 1936 (comédie sociale)•Warner, The Public Ennemy, 1931 (film de genre-gangster)•RKO, Farewell my Lovely, 1944 (gangster)•UA, Stagecoach, 1939 (western)


I. Le « système des studios »


Avant 1912 l’essentiel des films distribués aux Etats-Unis est d’origine européenne : Gaumont, Pathé, films italiens. Aux E-U, Edison, industriel et inventeur, tente de verrouiller le secteur par le biais des brevets sur le matériel. Il met en place le « Trust ».

Les distributeurs. Le secteur est réorganisé à l’initiative de distributeurs qui créent les studios de façon à alimenter leur réseau de salles. Ils s’installent à Hollywood loin des avocats d’Edison et dans une région où l’on peut tourner à la lumière naturelle à des coûts acceptables.

Typologie des studios. Les 5 grands studios («majors ») sont MGM, Paramount, Warner, Fox, RKO. Ils contrôlent en 1935 88% du CA total du cinéma américain. Universal, Columbia, United Artists sont plus petits. Tous ensemble en 1935, contrôlent 95 % de la distribution. Chaque studio possède son histoire et son style mais tous ont des structures économiques analogues.


a) MGM - La MGM ( Métro-Goldwyn Mayer) naît à la fin des année 1920 de la fusion de 3 compagnies. Son patron est Louis B. Mayer ( jusqu’en 1950).C’est un gestionnaire plus qu’un créateur, un conservateur qui refuse les engagements idéologiques. Malgré la devise du studio « l’art pour l’art », dans ce studio le producteur passe avant le réalisateur. La MGM emploie les réalisateurs les plus prestigieux des années 1920 : Von Stroheim, Mervyn LeRoy, King Vidor, Cukor. Le studio les met au service des stars telles que Clarence Brown, Greta Garbo, Victor Fleming ou Clark Gable. Parmi les stars de la MGM (Garbo, Joan Crawford), Jean Harlow est la figure la plus «populaire» (la moins sophistiquée). Les hommes (Clark Gable, James Stewart) sont des emblèmes de l’Amérique virile, sportive, entreprenante, pleine d’humour et de bon sens. Les films sont réalisés avec un professionnalisme élevé : les costumes, le son, la photographie sont extrêmement soignés.


b) Warner bros. Le style du studio des frères Warner est plus inventif, moins riche, plus engagé. Les propriétaires sont les 4 puis 3 frères Warner. Jack L. Warner dirige personnellement le studio à Hollywood. Il est assisté de Daryl Zanuck comme directeur de production de 1931 à 1933 puis de Hal B. Wallis (1933-46). La Warner considère le cinéma un peu comme on considère alors la presse. Le studio favorise les sujets engagés; divers procédés (montage haché, ellipse, musiques) accélèrent le tempo des films. La Warner produit des films qui racontent une histoire. Elle produit les premiers films sur des sujets sociaux. Certains titres sonnent comme une manchette de presse. Ex : I am a Fugitive from a Chain Gang adapté du roman de R. Burn ou Heroes for sale de Wellman (1933), sur la répression sanglante d’une manifestation syndicale par la police de Chicago- A la Warner les stars sont au service de l’histoire : Erroll Flynn La charge de la brigade légère, 1936- James Cagney, Edward G Robinson jouent les gansters. Bette Davis Vivian Leigh sont des figures de femmes énergiques. Réalisateurs : Michaël Curtiz : Aventure, espionnage (Casablanca, 1942). 80 films en 25 ans ; Raoul Walsh. Le studio a la réputation d’exploiter les acteurs.


c) Paramount. Le studio est longtemps présidé par Zukor qui intitule son autobiographie The public is never wrong (il meurt en 1976 plus que centenaire). Le « director » a beaucoup de prestige. A la Paramount ils sont : considérés comme des auteurs. le studio emploie Cecil B. De Mille, Lubitsch, Sternberg. Ils réalisent des films historiques et des comédies sophistiquées. les stars sontMarlène Dietrich, Emil Jannings, Claudette Colbert, Maurice Chevalier; elles sont souvent « importées » d’Europe.


d) La Fox. la Fox cultive la tradition du documentaire et accorde de l'importance au scénario -Les raisins de la colèree)


e) La RKO (Radio Keith Orpheum)- Partenaire de RCA (brevet son)- Style: productions haut de gamme - Décors les plus beau de Hollywood (art déco) cf Top Hat - Orson Welles réalise Citizen Kane et La splendeur des Amberson


- Les « petites » majors – UniversalColumbia (Capra : veine populiste - « screwball comedies ») - United Artists (Créé par C. Chaplin, D. Fairbank, M ary Pickford, D W Griffith- Films de prestige : Les Hauts de Hurlevent (D.O. Selznick).


II. Organisation


Monopole vertical : intégration de la production, de la distribution, et de l'exploitation au sein d'un même studio. la rupture avec ce systeme 'ninterviendra que dans les années 1950 lors du divorce entre distribution et exploitation (Paramount Agreement)


Concentration capitalistique : après la crise de 1929 rachat par des capitaux de la côte est. Fox / RCA ; Warner/banque Morgan ; RKO /Rockefeller.


Le film un produit industriel ? Comme dans une industrie on observe

- la rationalisation de la production

- la division du travail et la spécialisation

- Les studios sont des espaces spécialisés où travaillent tous les corps de métiers

- Dans ce systeme au moment de commencer un film le réalisateur de série prend son scénario dans un casier : budget, temps, acteurs, chevaux tout est précisé.

Le texte - l'histoire - est considéré comme une matière première :

- le studio procède à l'achat des textes et à l'optimisation de leur rendement. (Nouvelles dans le Reader Digest ; pièces à succès de Broadway. En 1925 la Fox dépense 150000$ à Broadway (réaction)

- L'histoire est retravaillée par des spécialistes : script editor, dialoguistes …La MGM salarie de 60 écrivains- scénaristes- Ils travaillent sous une même direction- À un moment on compte dans leurs rangs W. Faulkner, F. Scott Fitzgerald, Joseph Mankiewicz … Le séjour de Faulkner à Hollywood inspire aux frères Cohen le film Barton Fink.

- Le studio dispose d'une «Gamme de produits »:

- Chez Universal en 1927-28 le schéma de productionest le suivant pour l'année : 11 films de prestige (5 tirés de romans célèbres, 2 de pièces à succès)•33 films « ordinaires » (fictions type Reader Digest)•22 films populaires ( surtout westerns issus de la Western Novel)

Les histoires sont calibrées : les « previews » permettent de les retravailler pour les adapter aux goûts du public. Le "happy ending" est imposé.

Des rRéunions permettent d'arbitrer entre les contraintes financières , les désirs supposés du public et les choix des scénaristes et du réalisateur.

Commercialisation. Le Star system participe de la publicité-

Distribution : « Le Block-selling permet d'imposer des films par ensembles (A et B par exemple) aux distributeurs et minismise le risque financier pour le studio.


Résultat: domination mondiale, assise sur une consommation domestique considérable qui permet d'amortir les produits : 25 00 salles aux E U- 4500 en France-

Ecrasement de la production étrangère : en 1926 on importe 444 films américains /an en France. La production en France passe de 150 grands films en 1921 à 52 en 1929.

La censure joue comme assurance contre le risque commercial. En 1915 le cinéma devient un genre familial- 1907 à Chicago une ordonnance de police inaugure la censure locale.- Hollywood lutte contre les scandales notamment celui qui atteint la vedette du comique Patty Arbuckle ( mort d'une starlette lors d'une soirée). Le divorce de Mary Douglas pour épouser Douglas Fairbank nuit aussi à l'image du cinéma - Entre 1927 et 1930 Hollywood adopte le Code Hays qui lui permet de pratiquer l'autocensure.


III. Le film, une oeuvre ?

La notion de genres permet de produire l'équivalent d'un produit standardisé et de l'inscrire dans l'équivalent d'un « gamme » comme en développe au même moment l'industrie de l'automobile. Le public sait à quoi s’attendre.

Mais le film est aussi une oeuvre.

Les réalisateurs voient leur créativité encadrée dans la mesure où ils doivent maîtriser des codes spécifiques à chaque genre mais aussi soutenue puisqu'ils peuvent - et doivent- , renouveler ou transgresser les règles du genre. Les genres privilégiés à Hollywood sont la comédie burlesque, le western, le film d'aventure, le mélodrame, le film noir, la comédie musicale …•

Prenons l'exemple du Western. Comme genre il est issu du roman (western novel) et de la gestuelle des spectacles de Buffalo Bill. Il s'appuie sur le récit fondateur de la légitimité de la conquête de l’Ouest mais épouse les transformations de la société américaine. Par exemple si Tom Mix, héros de nombreux westerns des années 1930, illustre la persistance d'une figure masculine protectrice et morale, issue de la société victorienne, l'évolution du western va faire apparaître la figure d'Indiens victimes innocentes, de femmes indépendantes, d'anti-héros...

Conclusion : l’industrialisation d’un produit culturel est compatible avec la fonction de production d’un discours symbolique. Le cinéma propose des récits et des images qui ont une fonction dans la société américaine.

Néanmoins la particularité de cette " industrie de la culture" entraîne une réflexion critique de la part d'intellectuels d'horizons différents.

(à suivre)

lundi 16 février 2009

M1/M2 Ethique et Politique de la médiation culturelle



LIRE LE LIVRE ?

En raison de la grève le cours du mardi 17 février est reporté à une date ultérieure.






Comme un débat sera organisé autour de la pièce "La Vénus à la Fourrure" que certains étudiants ont pu voir au théâtre de la colline, en présence de l'une des médiatrices culturelles du théâtre, je suggère à ceux des étudiants qui n'auront pas vu la pièce de lire le livre (il doit bien se trouver en bibliothèque) pour y participer de façon intéressante.

Voir aussi le site du théâtre

http://www.colline.fr/spectacle/2008-2009/la-venus-a-la-fourrure. et surtout le dossier de presse :

http://www.colline.fr/assets/textes/presse-venus.pdf


pour une interview de Christine Letailleur ( metteur en scène)
http://www.dailymotion.com/video/x5vq9n_christine-letailleur-la-venus-a-la_creation

samedi 14 février 2009

CONFERENCE Formation des Professeurs d'Histoire-Géographie

L'équipe de Cinq Colonnes à la Une
L'orchestre de Radio Luxembourg
L'Association pour le développement de l’histoire culturelle organise, avec le soutien de l'Association des Professeurs d’Histoire et Géographie et de la Régionale dIle-de-France, une après-midi thématique sur La culture de masse au second XXe siècle.
Contribution aux programmes de Terminale
(marché mondial des biens culturels, « mondialisation de la culture », évolution des pratiques culturelles dans la France de 1945 à nos jours) et de troisième.
Date : Mercredi 18 mars : 14 h-17h 30

Lieu : Centre d’histoire de Sciences Po - Salle de conférences
56, rue Jacob 75006 Paris Métro Saint-Germain des Près (ligne 4)
Programme :

- Conférence de Pascal Ory : ""Culture populaire", "culture de masse" : un essai de définition.

- Table-ronde animée par Jean-François Sirinelli autour du thème : « Evolution des pratiques culturelles et mondialisation culturelle ». Contributions de Catherine Bertho-Lavenir, Evelyne Cohen et Ludovic Tournès.
- Restitution pédagogique. Pascale Goetschel et Bénédicte Toucheboeuf
.
Public
: Professeurs de collège et de lycée, étudiants.

Inscription obligatoire auprès de l’Association régionale des Professeurs d’histoire et de géographie Écrire à APHG (préciser séance ADC) BP 6541- 75065 Paris Cedex 02
Nom, Prénom, Etablissement, Adresse postale, participation aux frais, sur la base du volontariat, 3 euros, à régler sur place

jeudi 12 février 2009

M1/M2 CULTURES TELEVISUELLES


Le cours du vendredi 13 février étant annulé en raison de la grève, François JOST, que nous avions invité, a accepté de remettre sa conférence à une date ultérieure.
Le cours sera rattrapé.

mercredi 11 février 2009

CONFERENCE PATRIMOINE PÄRIS EPHE /Paris III



Prochaine conference :
le 12 février 2009
"Tout ce qu'il y a de beau en Italie. Paris et son rôle dans l'histoire de la réception de la sculpture antique"
LORENZ BAUMER

Cycle "Paris : une histoire de patrimoines "
Les jeudis de 17H30 à 19H30
Amphithéâtre Gustave Roussy, Campus des Cordeliers, 15 rue de l'Ecole de médecine, 75006 Paris.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Bonjour,

Tout d’abord, Merci d’avoir été aussi nombreux pour notre premier rendez-
vous Jeudi 5 Février lors de la conférence d’ouverture animée par Michel Mélot.

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Jeudi 12 Février, Lorenz Baumer animera la deuxième conférence du
cycle et elle aura pour titre :

"Tout ce qu’il y a de beau en Italie. Paris et son rôle actif dans l’histoire de
la réception de la sculpture antique"


"Comme nous devons faire en sorte d’avoir en France tout ce qu’il y a de beau en
Italie".
La phrase de Colbert adressée en 1669 à Charles Errard, directeur de
l’Académie de France à Rome a fait date, et Napoléon Bonaparte l’a reprise sur un
mode triomphal dans le cadre du pillage des collections italiennes, légalisé par le
traité de Tolentino.
L’étude examine la question des critères esthétiques de la réception de la
sculpture antique à Paris, en particulier à propos des œuvres qui n’ont pas été
reproduites ou qui ont été considérées comme indécentes.


Lorenz Baumer est docteur habilité en archéologie classique de l’université de
Berne. Il est un spécialiste reconnu internationalement de sculpture antique. Sa thèse
de doctorat publiée en 1994 porte sur l’utilisation des types statuaires pour les reliefs
votifs et les statuettes de l’époque classique. Il a aussi travaillé sur la réception
moderne des sculptures antiques et a publié des études importantes en histoire de la
religion grecque.
Lorenz Baumer a donné une série de conférences à l’Ecole pratique des Hautes
Etudes comme directeur d’études invité, en 2004 et cette année, sous le titre «
Mémoires de l’antique », dans le cadre de la conférence d’Archéologie grecque de M.
Queyrel (qui sera le médiateur de cette conférence).
Lorenz Baumer est aussi co-éditeur d’une revue internationale à comité de
lecture de comptes rendus en ligne en archéologie et histoire de l’art (Histara - les
comptes rendus : http://histara.sorbonne.fr/, abonnement gratuit).

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Vous retrouverez toutes ces informations et le programme complet sur notre blog :

Paris, une histoire de patrimoine

Newsletter rédigée par Lola Ferré


L3 COURS CULTURE POPULAIRE, CULTURE DE MASSE ET MASS MEDIA




La malchance s'acharne sur ce cours ...
En raison de la grève des enseignants de Paris III je n'assurerai pas ce cours le jeudi 12 février - sauf changement de situation -.
Les cours seront rattrapés ultérieurement.
Ci-joint le texte de la séance n° 1

"XXe siècle : nouveaux médias et interprétation des transformations culturelles"

Au XXe siècle, l’apparition de nouvelles technologies correspond à des remaniements profonds dans le champ de la culture. Le cinéma, le disque, la radiodiffusion, la télévision puis internet entraînent des mutations dans l’économie et les pratiques culturelles. Le livre, le théâtre, le music-hall, la musique populaire prennent alors des formes nouvelles. Les systèmes d’information et de communication se transforment aussi lorsque la radiodiffusion puis la télévision se substituent à la presse comme moyen d’information habituel. Ces transformations donnent lieu à un regard critique des contemporains. Les notions de mass-media et de culture de masse sont élaborées au cours des années 1930 puis critiquées et remises en question. On étudiera dans les leçons de ce second semestre à la fois la mise en place des industries de la culture et l’émergence du discours critique à leur endroit.

I. XXe siècle. Nouvelles technologies
A partir de la dernière décennie du XIXe siècle, de nouvelles technologies apparaissent qui ont en commun de permettre l’enregistrement et la reproduction des œuvres par des procédés mécaniques ainsi que leur diffusion à l’intention d’un public de masse.
a. Le cinéma (muet) apparaît en 1895 - Les Frères Lumière, ainsi que les industriels Pathé et Gaumont en France créent de puissantes compagnies. Aux Etats-Unis Edison contrôle la production jusqu’en 1913. Après quelques hésitations, la projection publique s’impose comme mode usuel de diffusion des films. Ces derniers sont projetés dans des « théâtres » spécialisés, souvent d’anciens music-halls. Au début des années 1930 les films deviennent « parlants »(1927 « The Jazz Singer »), ce qui entraîne un renouvellement complet des procédés de tournage et de projection. Les brevets pour l’enregistrement des disques, ceux du cinéma sonore et ceux de la radio sont contrôlés par des firmes apparentées. Les Etats-Unis et l’Allemagne sont en compétition pour le contrôle des techniques du son.
b. Disque-radio. Dès les années 1880 on peut enregistrer paroles et musiques sur des rouleaux de cire et le restituer pour une écoute collective. L’inventeur et industriel américain Edison est très présent sur ce marché tandis que le marché européen est dominé par des firmes anglaises, allemandes et française (Marconi, Pathé). Après 1925-30 on procède à des enregistrements électriques sur disques 33 tours. De grosses compagnies se mettent en place (Edison, Pathé, Decca). A partir de 1922, dans tous les pays industrialisés, des réseaux de stations de radiodiffusion commencent à vivre de l’association de la publicité et de la diffusion de musique et de spectacles enregistrés.
c. La télévision. Des prototypes d’appareils de télévision sont présentés au public dès la fin des années 1930 mais les réseaux permettant une diffusion auprès du grand public ne se mettent place réellement aux Etats-Unis et en Europe qu’après 1945. Ils reprennent le modèle technique et économique des réseaux de radiodiffusion : réseaux d’émetteurs reliées entre eux, studios d’enregistrement centralisés, financement par la publicité. La valeur des messages publicitaires est indexée sur le nombre d’auditeurs. L’audience est mesurée par des dispositifs spéciaux..
d. L’apparition de la VHS, du DVD et d’internet (1970-2000) oblige à renégocier les frontières entre les domaines et les intérêts économiques en présence. Seul internet, dans la forme que prend le réseau après l’an 2000, modifie considérablement l’économie des mass medias en multipliant les sources de programmes et en généralisant les échanges de pair à pair.

2. Déplacements de frontières dans les pratiques culturelles

Les nouveaux médias se développent en s’appuyant sur le savoir-faire des domaines plus ancienne des arts de la scène et de la culture, dont ils captent en partie le public et mobilisent les créateurs.

Musique. L’opéra, l’opérette, le vaudeville, le café-concert, le music-hall nourrissent les émissions de « variété » de la radiodiffusion. (Ex. « American jazz band »). Dès la fin des années 1920 l’industrie du disque et la radio sont associées et articulent leurs productions sur l’économie du spectacle vivant. Passages à la radio, sortie de disques et tournées sont habilement coordonnés.

Après 1930 le cinéma s’appuie aussi sur les industries de la musique. Les films musicaux (opérettes, « musicals ») constituent un genre à part entière. La musique de film est un débouché pour les compositeurs. Dans la chanson, films, compagnies de disques et radios organisent le succès d’un titre. Par exemple, pour L’Ange Bleu (Von Sternberg, 1930) Marlene Dietrich enregistre « Ich bin die fesche Lola », diffusé ensuite en disque et à la radio. En 1934 les producteurs décident de rajouter la chanson de Dita Parlo « Le chaland qui passe » au film de Jean Vigo L’Atalante, ce qui assure le succès public d’un film difficile.

Ecrit. Le livre savant et le livre populaire fournissent des récits au cinéma muet. Par exemple, un film de 10mn 30 s, tiré de l’œuvre de Charles Dickens, A Christmas Carol, est produit en 1910 dans les studios Edison. Le Fantômas de Pierre Feuillade est tiré d’un roman de Souvestre et Allain. Dans une veine plus populaire, on passe du feuilleton au « serial ». Aux Etats-Unis, The Perils of Pauline, (1914) adapte à l’écran la veine du feuilleton à rebondissements.

Théâtre et spectacle vivant. Le théâtre, classique ou populaire, prête au cinéma ses intrigues, ses acteurs, ses metteurs en scènes, son savoir-faire. Les Films d’art (1908) français sont ainsi créés en France explicitement pour tirer partie du répertoire classique. C’est du théâtre de vaudeville anglais que vient Charlie Chaplin qui y a appris l’art de la pantomime.

3. Les caractéristiques nouvelles
Les nouvelles technologies donnent naissance à des industries qui transforment le champ de la culture. Elles ont des caractéristiques communes.

a. « Industrialisation » de la production.
La première est l’adoption de modèles de production industriels : livres populaires, comic books, disques, et même films sont fabriqués en série selon des procédés industriels, et vendus comme des biens de grande consommation.


La fabrication du livre populaire est industrialisée dès le dernier tiers du XIXe siècle. A Paris la fabrication est délocalisée dans de grandes imprimeries en banlieue. Des éditeurs spécialisés y font fabriquer au meilleur coût des livres imprimés sur du mauvais papier, destinés à un public populaire, urbain. Les intrigues sont stéréotypées, l’écriture simplifiée. Les couvertures sont illustrées. Les éditeurs ont recours à la publicité. Aux Etats-Unis la Western Novel est diffusée de cette façon, de même que les Comic books destinés à un public urbain peu lettré.

En ce qui concerne la musique, Edison crée dans la banlieue de New York (Orange) une usine qui produit des cylindres et appareils de lecture reproduisant la musique enregistrée. La gravure sur disque prend le pas en 1910 sur le cylindre, l’enregistrement électrique s’impose après 1925. Le microsillon apparaît en 1949. Le marché de la musique enregistrée développé des les années 1930 aux Etats-Unis, ne touche le grand public en Europe qu’à la fin des années 1940 et surtout après 1960 (45 tours). Il accompagne des changements culturels de fond :diffusion du jazz, du rock, internationalisation et autonomisation de la culture « jeune ».

L’industrialisation du cinéma concerne en premier lieu le tirage des films destinés aux projections foraines dans les années 1900-1910. Des machines effectuent ainsi le tirage de court métrages reproduits à de nombreux exemplaires dans l’usine de la firme française Pathé à Joinville. Les ouvrières qui colorient certains films travaillent sur le modèle de la chaîne. Aux Etats-Unis c’est tout le système classique de production hollywoodien sera comparé au système fordiste de production.
(Ill. Usine Pathé à Joinville – Usine Edison (N-J) – Disques Decca 1934 )

b. Recherche du public maximum

Le livre bon marché, le cinéma puis le disque visent le marché de masse.
La recherche du plus grand public prend une forme particulière à la radio où sont instituées la mesure de l’audience et le financement par la publicité.


c. On observe la standardisation des produits, l’internationalisation des marchés, la domination économique et culturelle des Etats-Unis.

3. Réflexions critiques sur les mass medias

Cette industrialisation est accompagnée de transformations importantes dans la forme des produits culturels ainsi que dans leur mode de consommation. Les contemporains ont le sentiment de voir naître une nouvelle culture populaire, plus dynamique que la culture cultivée et susceptible de la mettre en péril. Intellectuels et universitaires élaborent de nouveaux concepts pour en rendre compte, voire pour la critiquer.

a. Naissance du concept de « mass médias »

Le mot « mass medias » apparaît aux Etats-Unis vers 1923. Il associe deux termes d’origine différente.
«Medium » est un mot latin, déjà utilisé par Victor Hugo qui voyait dans le poète un «medium » au sens de « passeur ». Il désigne le support du message. On notera qu’il faut considérer à la fois à la fois la technique et l’institution qui permet de la mettre en œuvre : la radiodiffusion, la télévision sont des « mass médias ». La technologie de la radio n’a pas de sens sans l’institution (entreprise, administration) qui la met en œuvre dans un cadre juridique précis.

« Masse » renvoie à la dimension du public des nouvelles technologies, qui sont organisées, au XXe siècle, de façon à atteindre le public le plus vaste possible.

Le terme « mass media » entre dans le langage commun ainsi que «communication de masse », plus utilisé en anglais. Ce dernier terme désigne « les journaux, magazines, cinéma, télévision, radio et publicité, parfois le livre, - surtout la fiction populaire- et la music (industrie de la pop) » (Tim O’Sullivan et autres, Key concepts in mass communication and cultural studies, Routledge, 1994, reed.)

b. Analyse des aspects technologiques des médias et de leurs conséquences sur la création et la réception des œuvres


Les aspects proprement techniques des médias, et leur incidence sur la communication ou l’accès aux œuvres, vont attirer l’attention des contemporains des les années 1930. On retiendra seulement quelques auteurs.

Le philosophe et sociologue allemand Walter Benjamin s’interroge sur la perte de sacralité de l’œuvre d’art dans un texte écrit en 1935 et redevenu célèbre dans les années 1970 « L’œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique ».

En ce qui concerne la réception, l’écrivain français Georges Duhamel qui au cours des années 1930 (Scènes de la vie future, 1930) s’interroge sur la différence entre l’acte de lire et celui de regarder un film, pour condamner le cinéma ( un divertissement d’ilotes »)

L’auteur canadien Marshall McLuhan dans une série d’ouvrages extrêmement lus dans les années 1970, essaie de conceptualiser l’effet sur la culture de la domination des réseaux et de la substitution de l’image à l’écrit comme média dominant (Understanding Médias, 1968, The Gutenberg Galaxy,1967, Message is massage,v.1967 ). C’est lui qui introduit la notion de « village global ».

Une dimension qui ne nous retiendra pas ici mais qui est importante est la question de la manipulation de l’opinion à travers les médias de masse. Les Américains, qui ont assisté au cours de la première guerre mondiale à des opérations de propagande très sophistiquées dans leur propre pays produisent des ouvrages sur la manipulation des esprits.

c. Naissance des concepts de « culture de masse » et d’"industrialisation de la culture »

L’analyse des « mass média » conduit aussi à développer deux concepts associés : celui d’industrialisation de la culture et de « culture de masse »

Le mot «masse », utilisé dès les années 1930 dans l’expression « culture de masse » possède des connotations idéologiques et politiques qui vont assurer d’abord sa fortune puis son déclin. Il s’inscrit dans la critique des rapports sociaux et politiques d’une société où les individus ne seraient plus inscrits dans les cadres sociaux traditionnels (église, village, professions) mais seraient atomisés au sein d’une société urbaine qui ne les considèrerait plus que comme des consommateurs. Dépourvues de cadres structurants (le parti, l’église, la nation) ces consommateurs seraient vulnérables à toutes les manipulations. Par ailleurs, ils seraient amenés à consommer des produits culturels de qualité médiocre, dégradés par leur forme de marchandise. Produits à bas coût et en série par les « industries de la culture », ces « produits culturels » auraient perdu la force créatrice et le contenu de critique du monde qui seraient caractéristiques des « véritables » œuvre d’art.

Cette conception critique est particulièrement développée par des philosophes et sociologues rassemblés au sein de ce que l’on appellera l’Ecole de Francfort. Ses premiers membres sont les philosophes allemands Théodore Adorno et Max Horkheimer. Forcés de quitter leurs chaires à l’université de Francfort, ils se réfugient aux Etats Unis avant de revenir à Francfort après la guerre. Ils sont à la fois marxistes, et représentants de l’élite intellectuelle allemande imprégnée de culture. Ils sont horrifiés par ce qu’ils découvrent de la culture de masse américaine qui leur paraît une manipulation du capitalisme américain pour déstructurer la classe ouvrière. La dialectique de la raison (publié en allemand en 1947) est une protestation autant qu’une analyse critique.

Le philosophe germano-américain Herbert Marcuse qui appartient aussi à l’Ecole de Francfort enseigne en Californie où il devient une référence pour le mouvement américain de la contre-culture des années 1960-70. Dans L’homme unidimensionnel (1964) il adapte au monde contemporain le concept marxiste d’aliénation en montrant que les mass media contribuent à rendre les contemporains «étrangers à eux-même », inconscients de leur véritable place dans le monde et de leurs intérêts, et donc «aliénés».

Appartient aussi à l’Ecole de Francfort l’essayiste Siegfried Kracauer, qui publie en 1948 une analyse du cinéma allemand De Caligari à Hitler, une analyse psychologique du cinéma allemand (édité en français en 1973) dans laquelle il s’interroge sur la responsabilité politique du cinéma de fiction.
Les travaux de l’école de Francfort seront développés en Europe par l’introduction de la pensée du philosophe allemand de la génération suivante Jürgen Habermas dont la thèse introduit le concept « d’espace public » L'espace public : archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise (1963).

L’arrière-plan clairement marxiste des ces différents penseurs est souligné par d’autres auteurs, en particulier américains, qui y voient un parti pris limitant la pertinence de leurs analyses.

d. Les cultural studies et la question de la culture populaire

Les cultural studies vont aborder la question de la culture populaire du XXe siècle à partir d’un point de vue souvent aussi engagé mais plus pragmatique. Au lieu de procéder à une analyse philosophique et à une condamnation globale, les historiens des cultural studies multiplient les analyses fines de situation de communication ou de pratiques culturelles populaires et examinent la façon dont l’industrialisation de la culture les transforment. Deux auteurs anglais sont importants : Hoggart avec The Uses of Literacy (1957, traduit par La culture du pauvre, Editions de minuit, 1970) offre une analyse sensible, fondée sur son expérience personnelle, de la culture ouvrière anglaise au milieu du XXe siècle. Raymond Williams, fondateur de la New Left review, publie Culture and Society (1958) et analyse ensuite la télévision anglaise, souvent dans des rapports commandés par la BBC.

La veine américaine des cultural studies est toute différente. Elle prend sa source dans le désir de reconsidérer les minorités (raciales, sexuelles) et de défendre leurs droits. Ses premiers travaux s’interrogent donc sur la façon dont une culture dominante altère et minore la représentation des groupes dominés dans la société. Elles développement ensuite les études-coloniales et post coloniales, s’adaptant aux problématiques de l’économie mondialisée des médias de la fin du XXe siècle.

Conclusion
L’analyse actuelle des mass media et de leurs relations avec les transformations de la culture populaire reprend, souvent sans les expliciter, des concepts ou des analyses empruntées aux auteurs cités ci-dessus. On considèrera dans les séances suivantes de ce cours du second semestre à la fois ce que nous disent les historiens de la mise en place des industries de la culture au XXe siècle et la représentation qu’en ont eue certains des contemporains les plus influents.

lundi 9 février 2009

M1/M2 Cours Ethique et politique de la médiation culturelle

MARDI 10 FEVRIER
LE COURS de 17H 30-19H
EST REMPLACE PAR
LA PIECE DE THEATRE
"La Venus à la fourrure" de SACHER MASOCH
Théâtre de la COLLINE
Petite SALLE
Metro GAMBETTA
RV 18H45

Gratuit
Je vous attends à l'entrée avec 25 billets

(programme " rencontres avec les professionnels" du M2 PRO.)
Si vous ne me trouvez pas demandez à l'accueil les billets au nom de Mme Bertho Lavenir
Contact : Christelle Longequeue

mardi 3 février 2009

M2 PRO TOURISME

Mardi 3 février - séminaire " Usage social du monument". On commentera en particulier ces images.