lundi 21 décembre 2009

Deux offres de stages : Le festival Résistances

A l'attention des M2 " PRO" et "RECHERCHE"


propose 1° un stage CINEMA
Dates du Stage: Du 6 Avril au 30 juillet 2010
Missions:
 la recherche et la réservation des copies de films auprès des ayants-droits et des
distributeurs
 le planning des projections
 le suivi et l'accueil des invités cinéma pendant le festival
Qualités:
 Très bon relationnel.
 Organisation, rigueur.
 Bonne culture générale, connaissance du cinéma appréciée.
 Pratique de l'informatique (Internet...).
Membre à part entière de l'équipe du festival, le stagiaire participe à la dynamique d'un
événement cinématographique de renom.
Lieu de stage: Foix Ariège
Le festival présente, du 9 au 17 juillet 2010, 100 films et des débats quotidiens.
Gratification de stage
Envoyer au plus tôt, un CV et une lettre de motivation à Valérie Guillaudot,
Coordinatrice:
festival.resistances@orange.fr
Contact pour plus de renseignements:
http://festival-resistances.fr
05 61 65 44 23
Association Regard Nomade
24, rue du Général De Gaulle
09000 – FOIX
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2° un stage "PRESSE"

Dates du Stage: Du 10 Mai au 30 juillet 2010
Missions:
! Suivi de la campagne presse pour la 14ème édition du festival, au plan régional et
national.
! Relationnel:
- avant le festival: contacts téléphoniques avec les journalistes, organisation des
conférences de presse.
- pendant le festival: accueil de la presse, organisation des conférences de presse
quotidiennes, planning des interviews.
- Rédaction des outils de presse: newsletter, dossier de presse...
Qualités:
! Qualités relationnelles et tenacité.
! Bon rédactionnel
! Organisation, rigueur
! Anglais et espagnol appréciés.
Lieu de stage: Foix Ariège
Le festival présente, du 9 au 17 juillet 2010, 100 films et des débats quotidiens.
Gratification de stage
Logement gratuit
Envoyer au plus tôt, un CV et une lettre de motivation à Valérie Guillaudot,
Coordinatrice:
festival.resistances@orange.fr
Contact pour plus de renseignements:
http://festival-resistances.fr
05 61 65 44 23
Association Regard Nomade
24, rue du Général De Gaulle
09000 – FOIX
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jeudi 17 décembre 2009

Vient de paraître : "La main sur le signal. Changement technique et identité collective dans la télévision française (1935-1995)"







Master " Médias"-Neuchâtel"- Programme 2010




Perspectives historiques II

Caractéristiques

3 crédits ECTS

Cours à option

Semestre printemps 2010

2h cours hebd. (cours-bloc)

Evaluation : présentation orale en groupe. Rattrapage éventuel d’insuffisance : examen écrit (2h.)

Pré-requis : --

Equipe enseignante

Prof. Catherine BERTHO LAVENIR

Université Sorbonne nouvelle Paris3

* cjc.lavenir@hotmail.com

Objectifs

Prendre conscience de la façon dont l’évolution des techniques, en particulier internet et les sites communautaires, modifie le métier de journaliste dans les domaines de la radio, de la télévision et de la presse écrite. Identifier les enjeux éthiques ou politiques de ces transformations (liaisons par satellite, internet, désintermédiation de l’information) pour être vigilant dans sa pratique professionnelle.

Contenu

Le cours sera divisé en deux périodes. Le premier bloc de cours sera consacré à une présentation par le professeur des grandes transformations technologiques qui ont modifié la pratique journalistique. On considérera successivement :

-les théories de l’innovation et de l’histoire des techniques qui offrent un cadre de saisie des transformations en cours ;

- la constitution des networks classiques de radio et de télévision et l’association information-marchandise dans leur fonctionnement ;

– les conséquences de la numérisation des contenus et de la généralisation d’Internet sur l’économie pratique et symbolique des différents secteurs du système d’informations : agences d’image (droit d’auteur, protection du droit à ‘l'image), information télévisée (consommation à la demande), presse écrite (reprise des contenus) ;

- les conséquences de la désintermédiation de l’information (blogs, twitter, sites communautaires…) en termes de crédibilité et de validité de l’information : saturation de l’espace public, « buzz », rumeurs, théories du complot... ».

On considérera de façon particulière l’articulation entre « anciens » et « nouveaux » médias et la façon dont les « anciens » médias résistent et/ou s’adaptent.

La seconde partie du cours sera constituée par la présentation d’un ou de plusieurs cas s’inscrivant dans les perspectives évoquées ci-dessus par un groupe d’étudiants. Les étudiants devront mettre en évidence les conséquences en termes d’éthique et de responsabilité professionnelle du cas étudié. Cette présentation prendra la forme d’un document écrit ou de pages type « site internet ». On évaluera le contenu ainsi que la forme (lisibilité, articulation du texte et des images, qualité des références) et la clarté de la présentation faite aux autres étudiants.

Livres et textes

F. Barbier et C. Bertho Lavenir, Histoire des médias, de Diderot à Internet, A. Colin, 3e édition, 2009 (derniers chapitres- NOUVELLE ÉDITION EN COURS)- C. Bertho Lavenir, La démocratie et les médias, A. Colin, 1999 – Cahiers de Médiologie n° 8 Croyances en guerre. L’effet Kosovo, 1999 et n° 13 La scène terroriste, 2002.

Geirge P. Landow, Critical Theory and New Media in an Era of Globalization, Hypertext.3.0,Johns Hopkins University Press, 2006, especially 8. “The politics of Hypertext : who controls the text”, pp. 321-376

Megan Boler edit. Digital media and Democracy, Tactics in Hard Times, MIT Press, 2008 especially Chris Atton “Alternative Media and Journalism Practice”, pp. 213-227 and D. Travers Scott, “Tempests of the Blogosphere : Presidential Campaign Stories that failed to ignite Mainstream Media”, pp. 291-300

Voir les travaux des étudiants de la promotion précédente :

http://cbertholavenir-informations.blogspot.com/2009/05/master-media-neuchatel.html

lundi 7 décembre 2009

"Cultures télévisuelles"

Devoir sur table du vendredi 11 décembre:
j'ai posté la liste des extraits qui seront proposés à commenter ( au choix).
Voir site ci-contre

M2 PRO/RECHERCHE, 8 décembre...

rencontres avec les professionnels : report de la videotransmission...

En raison de la défection de nos partenaires, nous somme, Philippe Pialoux et moi, obligés de reporter la video transmission du mardi 8 décembre.
Vous êtes donc libre ce mardi soir.
Rendez-vous le mardi 15 décembre !

jeudi 3 décembre 2009

MASTER TOURISME

[rf_bd_becassine_03.jpg] A propos de la relation tourisme-penséee coloniale, exotisme, outre-mer et autres, deux livres viennent de paraître ( information transmise par Saskia Cousin) : voir le lien vers le blog du master "Tourisme" ci-dessous à droite.

lundi 30 novembre 2009

M1/M2 Attention

Le texte du prochain cours a été posté...
Bon courage
CBL

dimanche 29 novembre 2009

"Le cinéma italien comme lieu de mémoire"


Etudiants de m1/M2 : les notes de cours sont postées... Cliquez sur l'image ...

Et le power point ?
Comme certains d'entre vous m'ont réclamé le power point, je précise que ces notes de cours ont exactement le même contenu que le power point. Je procède par copier-coller, puis j'élimine les titres répétitifs et je développe les phrases...Le plan est le même, les illustrations aussi.

samedi 21 novembre 2009

Si vous êtes à Tours le vendredi 27 novembre...

© Mimi Oka

RENCONTRES FRANCOIS RABELAIS :" LA GASTRONOMIE VAUT-ELLE LE DETOUR ?"

du 27 novembre 2009 au 28 novembre 2009

Tables rondes. salle Thélème. 3, rue des Tanneurs. Tours

Table ronde n° 1 Tourisme, gastronomie, Histoire des deux plaisirs. 9H 30 -11H vendredi

Modérateur: Pascal ory ( Historien.Université Panthéon Sorbonne)

Intervenants : Julia Csergo (Historienne.Université Lumière-Lyon II)

André Rauch: (Historien. Université Marc Bloch. Strasbourg)

Catherine Bertho Lavenir ( Historienne.Université Sorbonne nouvelle)

Claude Origet du Cluzeau ( Ingénieur conseil, économiste du tourisme et de la culture)

Gérald Passédat ( Cherf cuisinier, Le Petit Nice, Marseille)


Ateliers : diverses salles dans Tours
Participation gratuite sur inscription

Les 5èmes Rencontres François Rabelais, véritable "université ouverte du Goût" réuniront à nouveau cette année chercheurs, journalistes, professionnels...autour d'un passionnant sujet : "La gastronomie vaut-elle le détour ?". Elles s'adressent au public le plus large, à tous ceux qui sont persuadés que cuisine rime avec culture.

Le thème des Rencontres 2009 permettra d'évoquer la gastronomie comme facteur de développement touristique réunissant diverses personnalités, telles que Marc Meneau ou Gérald Passédat autour de tables rondes et d'ateliers abordant la gastronomie comme produit touristique et soulignant les identités régionales. Ces rencontres sont organisées par l'Institut Européen d'Histoire et des Cultures de l'Alimentation (IEHCA).

Les questions abordées seront :

  • La gastronomie est-elle facteur de développement touristique ?
  • Comment intégrer cette problématique dans les formations professionnelles tant en ce qui concerne la restauration que le tourisme ?
  • Quelles stratégies pour les élus locaux en charge du tourisme ?
  • La gastronomie régionale est-elle réellement un atout pour le tourisme d'une région ?
  • Quels positionnements possibles pour les restaurateurs ?
  • Comment élaborer une communication performante sur ce thème ? Inventorier un patrimoine alimentaire régional, quels enjeux ?
  • Existe-t-il un tourisme des arts de la table ?
  • Les restaurants français à l'étranger sont-ils des ambassadeurs de l'art de vivre à la française ?

Si vous êtes à BREST le samedi 4 décembre ...



Les Immédiatiques - deuxième édition Les Immédiatiques voient le jour pour la deuxième fois, à Brest, entre le 3 et le 5 décembre 2009. Quatre tables rondes, une conférence inaugurale (Pierre Rosanvallon), une conférence de clôture (Jean-Marie Colombani) et autant de moments pour questionner les transformations de l’espace public à partir de la révolution numérique. Avec, un fil rouge cette année : la démocratie. Rendez-vous au Quartz et à la librairie Dialogues.

Les Immédiatiques (3-5 décembre) en un clic
++++++++++++++++++++++++++++++++++++

- vendredi 4 décembre, 18 heures 30 (le Quartz) : La conférence inaugurale de Pierre Rosanvallon
Professeur au Collège de France (chaire d’histoire moderne et contemporaine du politique) depuis 2001. Le spécialiste de la démocratie moderne. À l’origine de la Fondation Saint-Simon (1982-1999). Est aujourd’hui le principal animateur de La République des idées (« un lieu et un lien »).

- jeudi 3 décembre, 18h-19h30 (librairie Dialogues) : Les dictatures à l’épreuve du cyber-activisme – (més)usages d’internet en contexte répressifLes intervenants :

  • Alain Bouc Ancien correspondant du Monde en Chine. Membre du groupe Chine de la Ligue des droits de l’homme.
  • Marie Ladier-Fouladi Chargée de recherche au CNRS, membre du CADIS (CNRS/EHESS). A publié récemment : Iran. Un monde de paradoxes (Nantes, Éditions l’Atalante, 2009).

- samedi 5 décembre, 10h30-12h15 (le Quartz) : Un nouvel imagier en construction – Les enjeux de l’accès l’image en ligne
Les intervenants :

  • Roei Amit Responsable des éditions de l’Ina en ligne et hors-ligne. Enseigne la production et l’édition pour les nouveaux médias à InaSup.
  • Catherine Bertho Lavenir Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 3-Sorbonne nouvelle. Auteur, entre autres, de Histoire des médias. De Diderot à Internet (avec Frédéric Barbier, Armand Colin, 3e édition, 2009).
  • Joseph Paris Acteur, réalisateur et scénariste. Est à l’origine de Kassandre, un collectif réunissant des cinéastes qui ont fait le choix de distribuer librement leurs créations.

- samedi 5 décembre, 14h00-16h15 (le Quartz) : Un abécédaire politique en devenir – internet et le nouvel espace politique
Les intervenants :

  • Marc Abélès Anthropologue. Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Dernier livre paru : Anthropologie de la globalisation (Payot, 2008)
  • Nicolas Desquinabo Docteur en sciences de l’information et de la communication. Travaille sur l’organisation et les usages des webforums.
  • Alain Gresh Journaliste. Directeur adjoint du Monde diplomatique. Auteur du blog Nouvelles d’Orient.
  • Benoît Hamon Porte-parole du Parti socialiste depuis 2008. Député européen (2004-2009).
  • Marc Kravetz Journaliste. Grand reporter. A couvert, de 1975 au début des années 1990, essentiellement pour Libération, les conflits du Proche et du Moyen-Orient. Présente Le portrait du jour dans Les Matins de France Culture.

- samedi 5 décembre, 17h00-18h30 (le Quartz) : Les arts numériques en question – créer sur ou avec internet : démarches et enjeux de formes artistiques au 21e siècle Les intervenants :

  • Jean-Jacques Birgé Compositeur de musique, réalisateur de films, auteur multimédia (Carton, Machiavel, Alphabet), designer sonore (CD-Roms, sites web, lapin Nabaztag, etc.), fondateur du label de disques GRRR.
 Un site internet : www.drame.org
  • Nicolas Clauss Pose ses pinceaux en 2000 pour utiliser principalement les outils des nouveaux médias avec ses tableaux visuels et sonores d’un nouveau genre et ses installations génératives et interactives. Une partie de son travail est visible en ligne sur www.nicolasclauss.com
  • Karine Lebrun Artiste. Enseigne les arts numériques à l’École Supérieure d’Art de Quimper. Un blog : www.rendez-vous-haut-les-mains.com
  • Benjamin Nuel Diplômé des Arts Déco de Strasbourg et du Fresnoy. Vient de réaliser une œuvre numérique, l’Hôtel. S’inspirant de la mécanique et de l’esthétique du jeu vidéo de guerre, elle repose sur des ressorts de l’ordre de la fascination, de la curiosité et de la frustration dans un univers anti-spectaculaire. Un site internet : www.benjaminnuel.com

- samedi 5 décembre, 18 heures 30 (le Quartz) : La conférence de clôture de Jean-Marie ColombaniAncien directeur du Monde et fondateur du magazine en ligne Slate.fr

Les Immédiatiques (3-5 décembre) en deux clics

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- Les Immédiatiques : réflexions et… forum Présence des acteurs locaux du multimédia :

- Tout savoir sur les Immédiatiques : cliquer ici

Les Immédiatiques pratiques +++++++++++++++++++++++++

  • Un lieu : le Quartz (salle de la Méridienne) – 60 rue du Château, 29 200 Brest
  • Un autre lieu : librairie Dialogues – Forum Roull (milieu de la rue de Siam), 29 200 Brest
  • Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
  • Un contact : 06 50 98 61 36 / 02 98 49 00 15

Nous vous disons à très bientôt.

L’équipe des Immédiatiques

Les Immédiatiques

c/o Longueur d’ondes
48, rue d’Armorique
29 200 Brest
02 98 49 00 15 / 06 08 30 34 89 / 06 50 98 61 36
immediatiques@longueur-ondes.fr
www.longueur-ondes.fr

Deuxième édition des Immédiatiques
Brest, 3-5 décembre 2009

"Caligari, Kracauer et 'l'âme allemande'".

Aux étudiants de M1/M2:
Les notes du cours "Caligari, Kracauer et l'âme allemande" sont postées. Voir ci contre le blog du cours "Cinéma et cultures".

vendredi 20 novembre 2009

Vient de paraître "Derrière la barrière: les spectateurs du Tour de France"


dans Recherches en communications. Médiatisation des publics sportifs, n° 30, 2008 (2009), pp. 49-69. Voir ci dessous, rubrique "Recherche et publications"


1960 : le Tour s'arrête devant le général de Gaulle, spectateur médusé.

lundi 16 novembre 2009

M2 PRO ET RECHERCHE "RENCONTRES AVEC LES PROFESSIONNELS"

MARDI 17 novembre : changement de programme !
Nous recevons avec plaisir trois anciennes étudiantes du Master 2 PRO 2007-2008, toutes trois en poste aujourd'hui
- Aurélie Breuil
Responsable site internet - Assistante relations créateurs
VIA - Industries Françaises de l'Ameublement
- Louise DELESTRE, Chargée d'étude et de réalisation culturelle - Centre Pompidou
- Anaelle BLED, Attachée de presse - Alambret Communication


dimanche 15 novembre 2009

Cours "ETHIQUE ET POLITIQUE"


Etudiants du M2 PRO ! C'est Noël ! Les notes du cours " Ethique et politique - Censure et provocation" ont été postées en avance !
Profitez-en, au cas où le rétroprojecteur ne fonctionnerait pas demain...On peut les télécharger depuis le blog situé en bas à droite de cette page...

NB. Le travail personnel est à rendre soit pour demain soit pour la séance suivante, au choix.

Cours "TOURISME"


Cornelius Krieghoff,
Etudiants du master tourisme : le cours est posté (partie n° 1 seulement)! Le reste suivra...


mardi 10 novembre 2009

COURS "CINEMA ET CULTURES"


NOUVEAU CALENDRIER !
Voir Blog ci contre pour les nouvelles dates de devoir sur table.
Le sujet exact du devoir en temps libre sera donné au prochain cours.

samedi 31 octobre 2009

Cours "Cultures télévisuelles" : actualité


Les notes du cours du vendredi 30 octobre sont postées.
Regardez sur le blog ci-contre

jeudi 29 octobre 2009

Cinéma et cultures


A l'attentiondes étudiants des M1/M2
Le texte du cours n° 3 " Cinéma et culture savante : du Film d'Art au surréalisme" est posté. Voir le blog spécialisé ci-contre.

rappel : il n'y a pas cours les deux prochains mercredi. La première fois je suis en Suisse à un congrès, la seconde c'est le 11 novembre ( et vous pensez à la Grande Guerre). Le devoir sur table est reporté à une date ultérieure. A notre prochain cours nous parlerons de Caligari et " l'âme allemande". Regardez Caligari svp. et lisez le chapitre que lui consacre Kracauer dans son livre ( dans le cahier de documents qui vous a été remis).
A bientôt !

lundi 26 octobre 2009

Mae West et Germaine Dulac

Message aux étudiants du cours " Cinéma et cultures populaire"
1° regardez dans le blog ci-joint : les notes du cours sur Mae West et Belle of the Nineties ont été postées.
2° Avant le prochain cours (mercredi) regardez le film de Germaine Dulac La coquille et le clergyman en suivant le lien posté dans un message spécial
Bon travail ...

lundi 19 octobre 2009

samedi 17 octobre 2009

'Cinéma et cultures', 'cultures télévisuelles'

Posté pour vous
- 'Cinéma et cultures' : le texte du cours de mercredi dernier ( "Que signifie le mot culture ?" et "Cinéma et culture populaire : The Rink de Charlie Chaplin")
- 'Cultures télévisuelles' : la bibliographie
Courrez sur le blog spécialisé ( voir à droite de cette page)

mercredi 14 octobre 2009

derniere minute

A 12 H le vendredi 16 octobre madame Rachel C., assistante de production sur ParisPpremière, interviendra dans la séance pour inviter les étudiants et professeurs intéressés sur le plateau de Cactus, magazine d'information politique, le vendredi 23 octobre (21 H-minuit), adresse Studio Canal +, 2 rue des Cevennes, Paris XVe, métro Javel ligne 10.

mardi 13 octobre 2009

M1 Cinéma et culture"/M2 "Histoire culturelle"


On a fini par trouver une salle...
Rendez-vous le mercredi 14 octobre à 15 H salle 386 ( on verra si on tient...) puis, à 17 H, on se déplace en 245, toujours à Censier...
On avisera quant à l'organisation des cours selon la taille des salles.
Pour le programme, regardez le blog associé ( colonne de droite).
A demain !

dimanche 11 octobre 2009

M2PRO-M2 RECHERCHE


Réunion de rentrée pour les M2 PRO à 14 heures ( vérifier la salle affichée sur le palier du second étage, en face de la porte 209);
Réunion à 15 H pour les M2 recherche (même démarche).

jeudi 1 octobre 2009

MASTER TOURISME

Castelgandolfo

vendredi 2 octobre
PREMIER COURS !

Au programme, l'imaginaire des monuments
- "Monument trace -Monument signe, Monument symbole"
- La construction du monument historique
- L'imaginaire du Château-Fort aujourd'hui
Voir le détail dans le blog : http://mastertourismeparis3.blogspot.com/
( lien en bas à droite de ce message)

mercredi 23 septembre 2009

M1 "Médiation culturelle"- Soutenance des mémoires.

C'EST LA RENTREE.... ET LE MOMENT DE SOUTENIR SON MEMOIRE DE MASTER.
DERNIER DELAI : LE 30 SEPTEMBRE


Lundi 28 septembre 2009- Censier – salle 209
8 H 15
Jury : Bruno Péquignot, professeur, directeur du mémoire
Catherine Bertho Lavenir, professeur

Laura ATRAN FRESCO
"L'influence du bilinguisme dans le processus de construction identitaire"
------------
9H-9H30
Jury
C Bertho Lavenir ( directeur du mémoire)
B-Nassim Aboudrar Professeur

Tena SRDRELIC
« La nouvelle dramaturgie yougoslave et les écritures théâtrales post-modernes »
------------------------
9H 30 – 10 H
Jury
Bruno Pequignot (pour Eve Brenel, directrice du mémoire)
C. Bertho Lavenir Professeur

Marie CAGNE
« L’art contemporain chinois, l’exemple d’une galerie parisienne »

-------------------
10 H-10H-30
Jury
C. Bertho Lavenir (directeur du mémoire)
Bruno Péquignot Professeur

Mlle DENG WENJUNG (MASTER 2 RECHERCHE)
« Les spécificité artistiques et culturelles dans le cinéma de Wong Kar-Waï »
-----------------------------------------
10H 30-11H

-----------------------
11H- 11H 30
Jury
Catherine Bertho Lavenir
Cécile Camart

Angélique BREVOST
"La maison d'écrivain : l'exemple du musée Victor Hugo"
-------------------------
11H 30-12 H
Jury
François Jost, Directeur du mémoire
Catherine Bertho Lavenir

Lola FERRE
"Le couple en représentation dans les séries des années 1990 et 2000"
--------------------------
12 H- 12 H 30
Jury
C. Bertho Lavenir Directeur du mémoire
François Jost Professeur

Amandine VALENTE Master 1
« Le festival international du film lesbien et féministe de Paris : quand les lesbiennes se font du cinéma »

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vendredi 4 septembre 2009

Vient de paraître

Vient de paraître un numéro de Medium intitulé Nous .

A l'intérieur, un article consacré à la façon dont le chœur est le creuset d'une expérience collective, sensible et sociale à la fois, médiatisée par l'objet qu'est la partition.

Extrait :

"La chorale" par Catherine Bertho-Lavenir

"Le chœur est une singulière façon de faire corps. Ce « nous » recomposé assigne à chaque chanteur une place et une tâche précises. C’est dans la mise en œuvre de la partition que se fabrique le passage du « je » au « nous ». Étude de cas.
Prenons deux chœurs, l’un à Montréal, l’autre à Versailles. Homogénéité suffisante du recrutement : des dames (beaucoup) et des messieurs (peu) appartenant à la moyenne bourgeoisie catholique ou protestante, plus quelques agnostiques de bonne composition et des ténors indifférents au fait religieux. Le répertoire est dans les deux cas analogue : du Vivaldi, du Bach, du Mendelssohn, et tous ces musiciens qui ont alimenté les grandes cérémonies chrétiennes en airs de circonstance au cours des trois siècles passés. Comment ces partitions transmises par la tradition d’une culture musicale occidentale produisent-elles aujourd’hui du nous à l’ombre des temples protestants français et des églises québécoises ?"

Voir aussi un compte rendu du numéro dans Le Monde

samedi 16 mai 2009

M1 MEMOIRES DATES DE SOUTENANCE

Aurélien Cruse
Fès, une cité du patrimoine mondial de l'humanité en plein développement :pratiques culturelles et politiques de médiation
Jury: en cours de composition

Céline Descollonges
De la fidélité. Valeurs et représentations dans les films d'arts martiaux hongkongais, 1974-1985
Jury : C. Bertho Lavenir et Annie Van Praët
Date de soutenance prévue : mercredi 10 juin 10 H 45

Akissi Djé
Le poète de la Beat Generation, chaman porteur de la prophétie hippie
Jury : C. Bertho LAVENIR et Martine NOUSSEMBAUM
Date de la soutenance : le 11 juin à 14 H retardée Mme Noussembaum étant souffrante

Hélène GONd
Cary Grant : l'acteur, la star, la censure
Jury : C Bertho Lavenir et Bruno Pequignot
Date de soutenance prévue : jeudi 11 juin 15 H

Marie Morillion
Le cinéma américain sous le Maccarthysme (1952). Analyse de trois films : Big Jim MCLain, Pick up on South Street et High Noon
Jury : A. Van Praet et CBL le jeudi 18 juin à 15 H

Céline Salelles
L'image du bon dans le western hollywoodien à travers la figure masculine
Jury : C. Bertho Lavenir et Annie Van Praët
Date de soutenance prévue : mercredi 10 juin 10 H

Lucie Vautrin
La recherche d'identité théâtrale en Espagne en 1968 et 1969 vue par la revue Primer Acto
Jury :C. Bertho lavenir et Eve Brenel
Date de soutenance prévue : jeudi 18 juin à 14 H 30

WANG Shu Liu

Jury : B. Pequignot et C. Bertho Lavenir
Date de soutenance : lundi 15 juin à 8 H 30

et je suis aussi au jury de
Hang Yang
Les cinémas dans le 5e arrondissement de Paris ( dir Bruno Péquignot)
Date de soutenance prévue : jeudi 11 juin à 15H 45

Marine Midy
Scènes ouvertes sur la ville : les halles de Schaerbeek, les Bains connective et Recycl'art à Bruxelles ( Dir. Françoise Chatrillon)
Date de soutenance prévue : jeudi 11 juin à 17 H 15

Mlle Pozza
Le coaching ... ( Dir. M Jost)
date prévue le 15 juin à 10 H 45 à déplacer le mercredi 17 juin au matin

Fiona Gomet ( Dir. François Jost)
Date prévue le 15 juin à 11H 30 à déplacer le mercredi 17 juin au matin

Mlle Victorine Vlavao
De Tezuka à Miyazaki : évolution du regard sur la culture manga en France (dir. Bruno Pequignot)
Date à préciser

Stéphanie Legrand
Quand la culture se fait une place à l'école... l'éducation artistique et culturelle (dir. Marc Boissonnade)
Le mercredi 17 juin à 10 H

Mlle TIAN

Lundi 15 juin à 9H 15



Bravo ...

MASTER MEDIA NEUCHATEL

Lundi 18 mai : RENDU DES TRAVAUX
J'ai à ce jour répertorié dans mon ordinateur les travaux suivants :

TONINATO Aurélie
ROSSEL Gilles
Sujet : « La Grève en Guadeloupe »
Forme : blog
http://guadeloupemedias.tumblr.com/page/1

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LAMBERT Julien
DICHAMP Edwina
Sujet : « Les séquestrations de patrons »
Forme : PPT plus liens et document écrit
-----------------------------------

AMBRUS Séverine
Yannick
MAY Sarah
Objet : « La guerre en Irak »
Forme « Blog /texte »
http://mediacovirak.blogspot.com/

-----------------------------------
4° TORNARE Maud
GALICHET Jérôme
Sujet : « L’assassinat de Lucie Trezzini »
Forme : blog
http://perspectiveshistoriques.tumblr.com/
---------------------
Il me manque certainement des données : avis aux groupes non mentionnés ci-desus : Envoyez moi un message svp.
A lundi !

lundi 11 mai 2009

Cours Ethique et politique mardi 12 mai


Je ne pense pas que nous pourrons nous voir à 17 H 30

Je vous laisserai dans la journée un message si cela s'avère possible.
Bon courage pour le dossier...et le mémoire

CBL

samedi 9 mai 2009

Les blogs de préparation à l' examen de fin de semestre

En raison d'une intervention j'ai du les masquer.
Désolée pour ceux que cela aidait à travailler ...

Etudiants de M1 et M2 "Recherche" du cours " Ethique et politique de la médiation culturelle", regardez les blogs ci-contre.
Ils sont spécifiquement dévolus à la préparation de l'examen de fin de semestre.

mardi 5 mai 2009

M1 M2 COURS DU MARDI 5 MAI N'a pas lieu


Je suis au colloque " Paysages européens et mondialisation" organisé pour les doctorants de Paris 3 et Paris1 à la villa Finaly en Italie. Je serai de retour la semaine prochaine

lundi 27 avril 2009

M1 M2 COURS DU MARDI 28 avril changement

Je risque d'avoir du mal à assurer le séminaire en raison de la tenue de plusieurs conseils importants à la même heure dont le Conseil de Gestion du Département. Je propose de le remplacer par des rencontres individuelles avec les participants autour de leur mémoire jeudi après-midi salle 209.
Avec mes excuses

vendredi 17 avril 2009

MASTER JOURNALISME NEUCHATEL

AU FAIT ... ET LE DEVOIR ....

Chers étudiants de Neûchatel,
je vous rappelle que nous avions convenu d'un travail que vous auriez à faire et à présenter pour notre prochaine session du cours Histoire (2), où nous étudions les rapports entre transformations techniques et transformations des medias.

Je vous ai suggéré de faire une étude de cas centrée sur un épisode récent dans la vie des médias où les blogs et et sites internet ont traité l'information de façon différente des médias traditionnels. Il faut identifier qui contrôle ces blogs ou sites, qui écrit, qui a la responsabilité éditoriale, voir aussi ce qui est écrit ou montré, montrer comment est construite l'information, quelles sont les sources, quelles sont les procédures de légitimation, décrire enfin comment le blog ou site s'inscrit dans un réseau... Analysez bien sûr textes et images. Faites ensuite une hypothèse sur la capacité de ce discours à émerger dans les " mainstream media"
Votre travail peut prendre la forme d'un article de magazine, d'un dossier, d'un site internet. Il faut que vous puissiez le présenter de façon convaincante et intéressante à vos camarades.
Vous pouvez me consulter par mail sur le sujet et sur la forme.
J'aimerais pouvoir y jeter un coup d'oeil au moins une semaine avant notre rencontre.
Bon courage ...

jeudi 9 avril 2009

CONFERENCE PARIS PATRIMOINE


ce jeudi 9 avril
Conférence de jean-François Belhoste sur le patrimoine industriel
Pour tous les renseignements voir blog ci-contre

lundi 6 avril 2009

M1 M2 COURS DU MARDI 7 AVRIL changement de lieu


Le séminaire M1/M2 Recherche
" Ethique et politique de la médiation culturelle"
de 17 H 30 à 18 H 30
dans la salle des colloques de la
MAISON DE LA RECHERCHE DE PARIS 3,
4 rue des IRLANDAIS
Paris 5e
Cela me donnera l'occasion de présenter la maison de la recherche et de parler des procédures d'inscription en doctorat.

C'est à 10mn à pieds de Censier, entre le Panthéon et l'Ecole Normale Supérieure.
Voir le plan

lundi 30 mars 2009

M1 M2 COURS DU MARDI 31 MARS changement éventuel de programme


Si la fac est accessible il y a cours mardi à la salle habituelle.

Sinon, rendez vous pour
voir ensemble l e film Welcome qui est programmé à l'UGC Gobelins (métro place d'Italie ou Gobelins) le 31 Mars à 17H15. Le film dure 1H50. Le tarif d'entrée pour les moins de 26 ans est de 3.90euros sur présentation d'une pièce d'identité.

Conférence donnée dans le cadre du cycle " Paris une histoire de patrimoines"- voir le blog ci-contre.


"Le goût du patrimoine : visiter Paris au XVIIIe siècle"

Nous nous intéresserons dans cette conférence à un point de vue sur le patrimoine qui est en fin de compte rarement abordé : celui du promeneur, du simple piéton qui admire un édifice, pénètre dans un église pour en regarder le décor, marche le long des rues en s’intéressant aux immeubles qu’il côtoie. Ce promeneur (ou cette promeneuse) joue un rôle dans l’économie symbolique du patrimoine. Il est en premier lieu le destinataire du message que portent les édifices « à messages ». C’est à lui que s’adressent les inscriptions portées sur les arcs de triomphe ; c’est lui que le prince veut impressionner par la beauté et la grandeur des constructions qu’il finance. Mais les voyageurs sont aussi confrontés à des édifices anciens : les trouvent-ils démodés, désuets, d’ un goût « gothique » ou perçoivent-ils leur valeur patrimoniale ? S’intéressent-ils aux traces du passés ou privilégient-ils le spectacle de la rue ? Certains de ces voyageurs nous ont laissé des descriptions de leurs promenades dans la ville. Ils ont arpenté les rues, traversé sur les ponts, admiré les perspectives, sont entrés dans les églises, les palais, les hôtels particuliers. Qu’ont-il pensé devant les richesses patrimoniales de la capitale ?


Nous nous concentrerons sur le Paris du début du XVIIIe siècle en nous appuyant sur un ouvrage particulier. Le récit du séjour à Paris que L. ( Louis) Liger publie chez l’éditeur P. Ribou en 1715 sous le titre Le voyageur fidèle. Le titre complet de cet ouvrage est d’ailleurs Le voyageur fidèle ou le guide des étrangers dans la ville de Paris qui enseigne ce qu’il y a de plus curieux à voir … avec une relation en forme de voyage des plus belles maisons qui sont aux environs de Paris .

Pour comprendre mieux ce qu’il voit dans la ville nous aurons recours à un autre ouvrage contemporain. J. de La Caille publie en 1714 – soit l’année précédente - une « Description de la ville et des faubourgs de Paris en Vingt et une planches dont chacune représente un des Vingt quartiers suivant la division qui en a été faite [… en 1702] avec un détail exact de toutes les abbayes et églises des convents, communautés, collèges, édifices publics, principaux palais et hôtels, des places, rues, fontaines, maisons, lanternes, et de tout ce qu’il y a de plus remarquable dans chaque quartier. Ce Jean de La Caille est « imprimeur de la police ». Le pouvoir, en effet, vient de diviser Paris en quartiers et l’ouvrage de La Caille a une visée administrative. Il convient de bien connaître la ville pour mieux les contrôler[1].

Dans une première partie nous allons voir comment se présente la ville en 1714 et en particulier quels monuments ont été construits depuis le règne de Henri IV. Dans une seconde partie nous suivrons les pérégrinations de Louis Liger dans Paris et nous comprendrons quelle est son appréciation du patrimoine parisien : ce qu’il va voir, ce qu’il trouve beau, ou laid, ce qui l’intéresse, ce qui le déçoit, et pourquoi. Enfin nous aborderons la question des collections et musées : qu’est-ce qui est accessible au visiteur en ce début de XVIIIe siècle.

Cela nous permettra d’identifier deux éléments. D’une part il apparaît qu’un voyageur dès le début du XVIIe siècle fait preuve d’une certaine conscience patrimoniale. Il conçoit la ville comme un ensemble d’édifices anciens précieux pour le témoignage historique qu’ils rendent et dans certains cas pour leur beauté. En revanche il est dénué des capacité d’appréciation esthétiques et des savoirs qui lui permettraient de prendre plaisir au spectacle des édifices et des décors médiévaux. La ville qui lui semble belle, c’est celle des monuments fastueux de la contre-réforme et de la propagande monarchique.

I. Les nouveaux édifices publics : l’héritage du XVIIe siècle.

Comme Alain Pons l’explique[2] Henri IV engage à Paris une politique monumentale qui va faire de la ville une capitale au sens moderne du mot. En même temps que l’état se renforce, la ville se pare de monuments qui disent la puissance du prince et l’ordre retrouvé. La ville, en effet, devient une vaste capitale. Entre 1600 et 1640 la population de Paris double presque, atteignant 420 000 habitants au milieu du XVII siècle. Corneille dans Le Menteur, en 1642, fait dire à l’un de ses personnage son émerveillement :

« Paris voit tous les jours de ces métamorphoses…

Toute une ville entière avec pompe bâtie,

Semble d’un vieux fossé par miracle sortie… »

Le Pont Neuf

La notion de « monumental » dans l’urbanisme baroque a ceci de neuf qu’elle associe l’édifice et le dessin général de la ville. Le monument est mis en valeur par son environnement : place, perspective ou jardin. Le Pont Neuf achevé en 1606 en est un exemple : c’est le premier pont qui n’est pas encombré de maisons. Il est d’une largeur inhabituelle et doté de trottoirs. Des évasements en demi lune permettent au piéton de s’arrêter et d’admirer la perspective ouverte sur la Seine. Le caractère monumental du lieu est renforcé par le fait que la première statue royale équestre dans la ville, celle de Henri IV est édifiée, après sa mort, dans la partie médiane du pont, face à la place Dauphine.

Les rues et perspectives

Les nouvelles rues rompent avec la tradition médiévale. Auparavant les rues et places étaient les espaces libres laissées entre les maisons. Un édit royal de 1607 change ces données : il est désormais « interdit de construire sans le congé et l’alignement du grand voyer ». On dessine des perspectives et les maisons doivent venir s’aligner selon un ordre préétabli. C’est ainsi qu’est créée la place Royale (devenue place des Vosges) entre 1607 et 1612. La place Dauphine est construire à son imitation. Au moyen-âge les rues étaient pleines de sinuosités, ménageant des surprises. L’urbanisme baroque propose de longues perspectives. On introduit l’ usage de s’y promener en carrosse, par exemple sur le mail de l’Arsenal ou sur le Cours-la Reine dessiné en 1616.

Le Louvre

Le Louvre manifeste le désir du roi d’afficher sa grandeur dans la ville, même si le départ de la Monarchie à Versailles interrompt régulièrement les travaux. Henri IV reprend les travaux du Louvre et projette de joindre le Louvre aux Tuileries. L’aile sud de la cour intérieure est achevées par Jacques Androuet du Cerceau et Louis Métezeau dans le style de Lescot et Goujon. A l’Ouest la petite galerie qui va vers le fleuve est achevée. La galerie du bord de l’eau ou Grande galerie est achevée en 1610. Sous Louis XIII les reste du vieux château médiéval dans la cour sont rasés. Lemercier construit le pavillon de l’horloge. On achève la Cour carrée en 1664 mais les ailes nord, est et sud n’ont que deux étages et l’aile est n’a pas de façade extérieure.

Palais

D’autres palais se construisent à Paris. En 1615 le palais du Luxembourg est entrepris à la demande de Marie de Médicis. L’œuvre de Salomon de Brosse s’émancipe de l’influence italienne, plus perceptible dans les jardins. Le palais du Cardinal de Richelieu, aujourd’hui disparu, est construit de 1624 à 1645 par Lemercier près de l’actuel jardin du Palais royal. Le palais du cardinal Mazarin(Bibliothèque nationale) offre, rue des petits-Champs, une façade de briques noble et sévère. Le cardinal fait élever en 1645 par François Mansart les deux galeries superposées afin d’y placer les collections de sa bibliothèque, en suivant une mode venue d’Italie au début du XVIIe siècle.

Le Marais

De nombreuses opérations de lotissement sont menées par des promoteurs privés qui achètent, seul ou en société, un terrain, tracent des rues, définissent des règles de construction et vendent les lots ainsi constitués. C’est ainsi que sont « lotis » l’Ile Saint-Louis et une partie du Marais. Des opérations du même ordre permettent d’aménager d’autres parties de la ville. Le faubourg Saint- Honoré est loti lorsque le rempart de Charles V est jeté bas entre la porte Montmartre et le Louvre. Sur la rive gauche un quartier résidentiel s’installe sur les prairies du Pré aux-Clercs : ce sera le faubourg saint-Germain. C’est là que s’épanouit le modèle de l’hôtel particulier parisien « entre cour et jardin ». Apparu à la fin du moyen-Age il se multiplie en même temps que de nouvelles couches sociales financiers et titulaires des hautes charges de l’état se préoccupent de bâtir une maison d’apparat en pierre de taille, beaucoup plus coûteuse que la brique. L’hôtel français a sa plus belle façade sur le jardin. Même lorsqu’il a une cour d’honneur – les ailes courbes apparaissent au XVIIIe siècle – il ne présente souvent à la rue qu’un portail orné et de lourdes portes cochères – nous verrons nos voyageurs se glisser dans les cours pour admirer les hôtels nobles … Dans les hôtels les plus somptueux ( Hôtel Lambert, Hôtel de La Vrillière) on peut voir, à l’imitation du palais Mazarin, de longues galeries superbement décorées[3].

Dans le quartier du Marais, les plus grands architectes François Mansart, le Muet, le Vau, Lepautre, reçoivent des commandes.. Dans l’ordre chronologique il faut citer d’abord l’hôtel de Mayenne ou d’Ormesson, rue Saint-Antoine construit vers 1605, peut être par Jacques Androuet II du cerceau, l’hôtel de Sully rue Saint Antoine, achevé en 1634, les hôtels de l’Arsenal[4] de Chalons-Luxembourg, d’Aumont construit par Le Vau et remanié en 1656 par F. Mansart qui remanie aussi de 1655 à 1661 l’hôtel Carnavalet. Dans le Marais encore les hôtels de Guénégaud et la Vrillière, l’hôtel salé ( actuel musée Picasso), l’hôtel de Beauvais, rue F. Miron, et l’hôtel des Ambassadeurs de Hollande dit aussi Amelot de Bisseuil, rue Vieille du temple ; de 1655. Au début du XVIIIe siècle les hôtels de Soubise et de Rohan sont cependant les dernières grandes commandes.

La nouvelle architecture religieuse

La contre réforme donne une impulsion nouvelle à l’architecture religieuse. Entre 1610 à 16140 une quarantaine de couvents sont construits et vingt églises. On abandonne l’architecture médiévale, la flèche gothique au profit du dôme baroque. Les façades des nouvelles églises sont inspirées du Gesu de Rome, mais interprétées de façon sobre. Saint-Gervais est la première façade de ce type « jésuite » à Paris, appliquée sur une église gothique. (1616-1621). Suivent toute une série d’églises : Saint Paul-Saint Louis, maison professe des jésuites (1627)- l’église de La Sorbonne ( Lemercier 1635-1642). L’église du Val de Grâce avec son dôme ( Le Muet et Le Duc) dessinée par Mansart en 1645, la chapelle de Port Royal ( 1646) et la chapelle royale de l’Oratoire (1621-1630).

Louis XIV : un urbanisme de prestige

Louis XIV pousse à la perfection la logique de l’urbanisme baroque apparu sous Henri IV. Colbert, Le Vau, Hardouin Mansart, mettent œuvre la volonté royale. L’Académie élabore une doctrine et veille à son application. Paris devient un centre de diffusion d’une conception majestueuse et politique de la ville. Alain Pons écrit : « Quand le grand architecte anglais Christopher Wren va sur le continent, il se rend à Paris non à Rome comme il l’aurait fait à coup sûr quelque dizaine d’années auparavant… »[5]


Le sentiment du grand est lié à tout ce qui touche la personne royale. Aux Invalides, édifice dont l’objet semble trivial (abriter d’anciens soldats âgés ou malades) la monumentalité de l’édifice proclame que le soldat a souffert pour la gloire du roi et qu’il participe en quelque sorte de cette gloire. Bien que le roi soit désormais installé à Versailles, le Louvre n’est donc pas totalement abandonné. Lorsque Louis XIV commence à exercer personnellement en 1661, il fait rebâtir la petite galerie du Louvre récemment incendié. Il élève une façade majestueuse au sud qui répond par delà la Seine à celle du collège des Quatre Nations. Mais le projet présenté par Le Bernin pour la façade est vers la ville est abandonné à peine adopté et remplacé par la colonnade dite de Perrault dont les travaux s’arrêtent en 1680 faute d’argent. Les ailes nord et est du palais s’arrêtent aussi en plein remaniement et demeurent sans toit encore sur le plan de Turgot de 1739. Le jardin des Tuileries est redessiné par Le Nôtre : ses esplanades dominent la Seine et, à l’Ouest, débouchent sur la promenade des Champs-Elysées qui est ouverte en 1670 aux promenades en carrosse jusqu’au rond point. De cette période date aussi le Collège des Quatre nations, devenu l’Institut de France, terminé en 1691. Colbert installe sur la rive gauche, moins dense, des établissement qui deviendront des points d’attraction : L’hôpital de la Salpetrière ( 1660), l’Observatoire (1668-1672), l’Hôtel des Invalides (1671-1676).

Boulevards et Portes monumentales

Sur la rive droite les fortifications de Charles V sont détruites pour être remplacées par des cours plantées d’arbres, les futurs grands boulevards. La muraille ayant disparu les portes deviennent des entrées monumentales qui célèbrent les victoires du souverain et rappellent qu’il protège la ville autrement en remportant des victoires aux frontières. François Blondel érige en 1672 la Porte Saint Denis où les victoires de Louis XIV sont évoquées par quatre pyramides tandis que des bas reliefs racontent le passage du Rhin, les personnages étant en costume romain. La Porte Saint Martin est érigée en 1674 par Pierre Bullet avec trois arches massives.

Des places monumentales célèbrent aussi le souverain. La Place des Victoires est bâtie en 1685 à l’initiative d’un courtisan. Elle est conçue comme un décor permettant de mettre en valeur la statue en pied de Louis XIV qui mesure 4,5 m et haut est placée sur un piédestal de 7m. La place Louis le Grand, aujourd’hui place Vendôme, est aussi conçue, à la demande de Colbert avec des façades uniformes. Achevée en 1720 elle est ornée de la statue équestre du roi par Giraudon mais ses façades demeurent longtemps un simple décor.

Des églises en chantier mais un art funéraire plein d’emphase

L’art religieux est moins réussi : l’église de l’Assomption, rue Saint-Honoré, possède un dôme mal dessiné qui l’écrase. Le « sot dôme » disent les Parisiens. Notre-Dame des Victoires commencée en 1629 ne sera achevée qu’en 1740 pour la façade. A Saint-Roch le chœur et le transept de Lemercier remontent à 1653-1660 mais est encore inachevée en 1760. Saint-Sulpice 1645 repris en 1719. Saint-Louis-en-l’Ile est terminé en 1725. En revanche les tombeaux sont à la mode. Un art funéraire plein d’emphase décore l’intérieur des églises : ainsi Saint-Nicolas-du-Chardonnet ou Saint-Roch.

Intervention sur les édifices gothiques

En revanche, les édifices médiévaux sont traités sans véritable respect. On n’hésite pas à intervenir sur des édifices dits « gothiques ». Une transformation complète du chœur de Notre Dame est effectuée par Jules Hardouin Mansart et Robert de Cotte en exécution du Vœu de Louis XIII. De ce splendide chœur classique il ne demeure aujourd’hui, après les interventions de Viollet le Duc, que le pavage, les stalles de Dugoulon, la piéta de Coustou encadrée d’un Louis XIII de Coustou et d’un Louis XIV par Coysevox

II. Le Voyageur fidèle

De cette ville profondément transformée dans son esthétique, que voit un voyageur de 1714 ? Suivons pour le savoir Louis Liger, le « voyageur fidèle ».

Qui est-il ?

Il est difficile d’identifier précisément le personnage. Il existe un Louis Liger assez connu des amateurs d’histoire des jardins et de la cuisine. Né à Auxerre en 1658 il serait mort en 1717 dit la notice du dictionnaire [6]. C’est l’inventeur du genre littéraire des maisons rustiques. Il a aussi écrit des ouvrages de cuisine tels Le cuisinier français. Des notices lui attribuent Le Voyageur fidèle. C’est assez surprenant. Il aurait eu 56 lors de son voyage à Paris, âge qui paraît peu compatible avec le ton badin de parties entières de son récit. Loin de se cantonner à des listes de monuments, l ’auteur du Voyageur fidèle multiplie les anecdotes. Il se donne l’allure d’un provincial venant pour la première fois dans la capitale qui tombe dans toutes les embûches tendues au provincial argenté et inexpérimenté. Il devient, en particulier, follement amoureux d’une jeune fille qui n’est pas ce qu’elle paraît… Il semble possible que le Louis Liger en question soit le fils du premier.

Son projet est de raconter fidèlement et à la première personne son voyage à Paris. C’est une forme intermédiaire entre le récit de voyage et le guide puisqu’il semble penser que son expérience peut servir à d’autres voyageurs. C’est d’ailleurs sans doute la raison pour laquelle il entre dans les détails des aventures qui lui arrivent et qui n’on rien à voir avec l’histoire de l’art ou de l’architecture : en visitant le Palais (près de la Sainte Chapelle) il se fait voler sa bourse ; en visitant la Porte Saint-Martin il est pris pour un autre, arrêté et à deux doigts d’être mis en prison; il se fait mener en bateau par des escrocs qui l’ont appâté avec une jeune fille… Ces aventures semblent par moment trop belles pour être vraies. Elles paraissent directement sorties d’un roman moral du temps. On se demande si elles ne sont pas simplement là pour distiller des leçons de prudence aux futurs voyageurs… ou même pour construire une sorte de parodie du guide de voyage.

Autres voyages et guides

Par ailleurs l’entreprise de Louis Liger –-décrire ses promenades dans Paris et indiquer aux visiteurs ce qu’il a vu- n’est pas exceptionnelle en son temps. Etienne Jollet dans l’ouvrage collectif sur l’histoire des guides à Paris[7] co-dirigé par Evelyne Cohen, a constitué une liste d’ouvrage qui paraissent à la même époque et ont ambition analogue. On constate qu’il se constitue une culture du regard qui apprend à voir la ville comme un ensemble patrimonial.

-G Brice Description nouvelle de ce qu’il y a de plus remarquable dans la ville de Paris par M. B***, Paris 1684,1685,1687,1694, 1701,1706,1713,1717,1725,1752

-M. Le Maire, Paris ancien et nouveau …avec une description nouvelle de ce qu’il y a de plus remarquable dans toutes les églises, communautés, Paris, 1685

-M. Lister, A Journey to Paris in the year 1698, by Dr Martin Lister, the second edition, Londres, 1698

-L. Liger, Le voyageur fidèle ou le guide des étrangers dans la ville de Paris, qui enseigne tout ce qu’il y a de plus curieux à voir, avec une relation, en forme de voyage des plus belles maisons aux environs de Paris, Paris, 1715,

- Saugrain, Les curiosités de Paris, de Versailles, de Marly …Paris, 1719, 1723, 1760, 1771, 1778

- J-C Nemeitz, Séjour de Paris, c’est à dire Instructions fidèles pour les voyageurs de condition, durant leur séjour à Paris, Leyde, 1727

- Antonini, Mémorial de Paris… à l’usage des voyageurs, Paris, 1732

etc.

Guide vivant, guide imprimé

Louis Liger, qui est descendu dans une auberge, a embauché un guide, qui chaque jour vient le chercher pour le conduire aux endroits qui l’intéressent – sauf lorsqu’il fait relâche. De ce guide on ne sait pas grand chose sinon qu’un jour ses activités l’empêchent d’être disponible mais il est évident que Liger le rémunère. On sait par ailleurs, par des récits de voyageurs anglais que les gardes des galeries de tableaux demandent souvent 1 sol pour faire leur office[8]. Louis Liger, par ailleurs, sait ce qu’il veut voir. Avant d’entamer sa journée et il établit un itinéraire et essaye de s’y tenir. Lorsqu’il pénètre dans une église, il tâche d’attirer l’attention d’un religieux, sachant par expérience qu’il y en aura toujours un pour lui expliquer les particularités du décor intérieur des lieux. Il semble même que certains d’entre eux se tiennent à plus ou moins à poste pour cet office (ainsi au couvent des Grands Augustins…). A certaines remarques on peut penser qu’il établit son programme à l’aide d’un ouvrage imprimé avant de partir. Ainsi alors qu’il aborde le Marais on le voit allant de son auberge à la rue Vieille du Temple en passant par le Pont Neuf et « tenant un mémoire qu’on m’avait donné des rues et des autres curiosités que je devois voir ce jour là » .

Suivons le dans ses premières journées

Prier à Notre Dame

Sa première démarche est d’aller prier à Notre-Dame pour remercier Dieu de son bon voyage. Ceci nous rappelle qu’il y a deux fonctions dans les églises ; la première est qu’elle sont un lieu de prière. Elle ne deviennent un objet patrimonial qu’à partir du moment où le regard du visiteur se déplace et où il remplace la piété par une admiration esthétique. Les statues, les tableaux conservés dans l’église sont alors appréciés non parce qu’ils constituent un support pour l’expression de la foi mais en fonction d’une sensibilité esthétique ou d’une culture historique. Dans cette première visite ce n’est pas le cas. En revanche, lors de ses nombreuses autres visites on ne voit jamais le Voyageur fidèle prier dans les églises. Seuls l’intéressent le décor et les tableaux, même s’il fait preuve d’une solide culture religieuse.

Les Grands Augustins

Le second jour Louis Liger se rend, nous dit-il, au couvent des Augustins. Cet édifice était situé sur la rive gauche au débouché du Pont Neuf. Il en reste aujourd’hui un cadran solaire sur un mur. L'édifice , construit entre 1368 et 1453, abrita la sépulture de quelques personnages célèbres, tels Philippe de Commynes et des poètes de la Pléiade. Le couvent est occupé par les moines jusqu'à la Révolution, avant d'être vendu comme bien national et détruit, après la suppression des ordres religieux.


Louis Liger repère des religieux dans l’église des Grands Augustins. Il raconte :

« …un d’eux auquel je m’adressai et qui vit bien que j’étais un étranger qui ne cherchait qu’à m’instruire » « me dit qu’elle fut bâtie comme on voit aujourd’hui sous le règne de Charles V surnommé le Sage et qu’elle fut dédiée en l’an 1453, par Guillaume Chartier [7] évêque de Paris. «

Notre voyageur montre d’emblée qu’il existe une attitude propre au visiteur et au touriste . Ce qu’il désire obtenir ce sont des renseignements sur l’histoire des lieux et sur les œuvres d’art qui y sont conservées. Il interroge un religieux dont l’expérience lui a appris, dit-il, qu’ils sont presque toujours bien disposés.


« Cet honnête religieux me fit faire attention au grand autel de cette église. Il est vrai que la beauté du dessin me frappa, ce qui ne me surprit pas beaucoup lorsque j’appris qu’il était du fameux le Brun (en italiques dans dans le texte). On voit dans le fond le Père éternel enveloppé de plusieurs anges représentez en sculpture : et comme je me promenois dans le chœur , j’en admirai les chaises, que je puis dire être un des plus beaux ouvrages de menuiserie qu’il y ait. De là je fus conduit dans une petite chapelle basse , qui est derrière celle des chevaliers du Saint-Esprit, où je vis le tombeau de Philippe de Comines : je le trouvai d’un assez bon goût ainsi que plusieurs tableaux dont cette église est ornée, et sur lesquels j’arrêtai mes yeux avec plaisir. »

Comme il le fera dans toutes ses visites, Liger ne se montre pas intéressé par l’extérieur des églises gothiques. Il montre des connaissances en revanche lorsqu’il s’agit de comprendre la signification et la valeur du décor intérieur. Il sait que Le Brun est un peintre fameux. Plus généralement il se sent capable d’exercer un jugement de goût sur des tableaux. Le premier critère qu’il applique est celui du « plaisir » : c’est le critère de l’amateur d’art au XVIIIe siècle. L’autre critère est « la beauté du dessin ».

Par ailleurs il s’intéresse aux tombeaux – caractéristique du XVII9e siècle-. On notera que le lecteur est supposé savoir qui est Philipe de Commynes : la lecture du récit de voyage comme la visite mettent en jeu des compétences culturelles partagées. Quittant « l’aimable religieux » , Liger remonte le long du quai vers Notre-Dame. Il passe le pont Saint Michel et par le marché, dans lequel il ne s’arrête pas, arrive par une rue aujourd’hui disparue, devant Notre-Dame.

Notre Dame

Arrivant devant Notre-Dame, il n’a que mépris devant la façade gothique.

« Je jettai d’abord la vue sur la façade de ce vaste édifice, qui fait voir deux grandes tours des deux côtés , et trois grandes portes qui lui servent d’entrée. On voit au- dessus de ces portes un nombre prodigieux de figures différentes placées confusément, ce qui répugne au bon goût de l’architecture d’aujourd’hui ; ce n’est qu’un dessein purement gothique qui avait son mérite dans son temps : mais cette architecture est à présent entièrement tombée ; aussi n’examinai-je cette façade que dans l’idée qu’elle m’offrit, sans y vouloir rien approfondir davantage. »

En revanche, le chœur baroque construit à la suite du « Vœu de Louis XIII » lui paraît admirable . Il décrit soigneusement les anges, nomme les sculpteurs. Admire la tableau de Poussin au maître autel et en nomme l’auteur. Comme il l’a fait aux Augustins, il s’attarde très longtemps sur les stalles du chœur qui lui paraissent un travail de menuiserie admirable et en explique les thèmes. Plus généralement l’ordre classique lui paraît digne en tout point d’être loué et il reconnaît là le travail du premier architecte du roi.

« Il faut avouer que tout ce grand ouvrage est digne de l’attention des curieux ; aussi part il d’un homme dont le génie n’a rien que de grand en cet art : c’est sur les desseins de M. Decosse, premier architecte du roy, que tout s’y est exécuté ; c’est lui qui a ordonné la construction de ce superbe monument. Ainsi on ne pouvait attendre rien que d’un très bon goût d’un esprit fécond en belle idées, et si bien entendu dans les bâtiments. Rien ne s’y est fait confusément, l’ordre y a été très bien suivi … »

Projet royal et sensibilité du visiteur.

Retenons les catégories esthétiques : la grandeur, l’ordre, le superbe sont rattachés à la fois au monument – le nouvel autel de Notre-Dame- et à la personne royale. On peut donc imaginer que le projet de la Monarchie, afficher à Paris, à travers des monuments, un projet esthétique et politique trouve un écho dans la sensibilité des contemporains.

Laissons là notre visiteur, en route pour le Palais où il va se faire voler sa bourse. Si nous suivons l’ensemble des ses pérégrinations dans la ville au cours des semaines qui suivent on trouve confirmation de deux données primordiales. D’une part il ne s’intéresse pas à l’héritage architectural gothique non plus qu’à la sculpture ; en revanche il est attiré par les aménagements nouveaux dus au pouvoir royal et il en apprécie l’esthétique.

La valeur historique des édifices médiévaux et antiques

Nous ne nous attarderons pas sur les édifices médiévaux car c’est un trait de la culture du temps que d’en méconnaître les qualités esthétiques. On notera cependant qu’ils peuvent retenir l’attention pour leur valeur historique. Ainsi le voyageur fidèle décide-t-il de pousser jusqu’à l’enclos du Temple parce que, dit-il

« j’avais déjà oui parler du Temple comme d’un monument fort ancien. C’est pourquoi l’envie me prit d’y dresser mes pas »[9]

Cependant l’architecture ne l’intéresse pas :

« Si le bâtiment flanqué de tours marque bien son antiquité… cet hôtel n’a rien dans sa construction qui mérite l’attention d’un curieux…Ce que l’histoire en rapporte et ce qu’elle m’en a appris est plus digne d’être raconté »

Ce sont bien sûr des richesses des Templiers et « leurs débauches les plus outrées » -je cite- qui l’intéressent[10]. Au Châtelet il voit les restes d’une tour « que, dit-on, Cesar avait faire pour tenir les Parisiens respect ». Ne sachant clairement pas quoi en penser, passe son chemin…

L’art gothique religieux

Saint-Eustache ne l’intéresse pas plus que Notre-Dame et pour les mêmes raisons : le manque de régularité : « ce vaisseau est très grand écrit-il, mais peu estimé pour l’architecture et le dessein, n’y ayant rien de régulier ce qui fait que tout choque la vue ». Liger est représentatif du goût de son temps avons nous dit. On notera cependant que le mépris pour l’architecture dite gothique évolue dans le temps. A la fin du XVIIe siècle, les théoriciens de l’architecture lui sont encore hostiles. F. Blondel publie en 1675-1683 puis en 1698 son Cours d’architecture enseigné dans l’Académie royale d’architecture . Il condamne des le début de l’ouvrage

« cette façon de bâtir énorme et insupportable dont nos pères se sont si longtemps servis sous le nom d’architecture gothique[11] ».

Cependant, en 1741 Soufflot de retour d’Italie présentera à l’Académie d’architecture un inattendu Mémoire sur l’Architecture gothique dans lequel il reconnaît ses mérites. La construction des églises gothiques dit-il « est plus ingénieuse, plus hardie et même plus difficile que celle des nôtres ». Il vante leur hauteur prodigieuse qui « procure à notre âme un plaisir qui la surprend[12] ».

Louis Liger en est loin qui se borne à admirer l’architecture de son temps. Il aime les églises nouvelles, les portes monumentales, les perspectives, les hôtels particuliers récents, tout ce qui on l’a vu est caractéristique de la ville baroque et de l’architecture d’apparat louis-quatorzienne.

Nouvelles rues

On ne sera pas étonné alors qe constater que les nouvelles rues, longues et droite, emportent son adhésion. Rue de Richelieu il est enthousiasmé :

« cette rue est l’un des plus belles et des plus longues qu’il y ait dans Paris.[…]Je ne remarquai rien au commencement qui put m’arrêter ; je dirai seulement qu’elle porte le nom du célèbre Cardinal auquel elle est redevable de son agrandissement et de sa beauté[13] »

Portes et boulevards

Les boulevards et les portes triomphales lui plaisent. ce monument dit-il, est d’un très bon goût, orné d’une sculpture très estimée, et chargé de deux inscriptions à la louange du Roi…Quand à la Porte Saint Denis, elle est magnifique et « c’est l’un des plus beaux joyaux d’architecture que l’on peut voir en France… »[14] . C’est là qu’ayant chaud il entre dans un cabaret et se fait arrêter par un exempt suivi de cinq archers qui lui présentent une lettre de cachet .. « Il faut marcher, dit-il »…

La Place des Victoire lui plaît aussi, ainsi que la statue du roi. On ne s’étonnera donc pas qu’il adore le Pont Neuf et sa statue royale : (« Ce pont est en son espèce un des plus beaux morceaux d’architecture qu’il y ait[15] ») tandis qu’il critique l’encombrement du vieux Pont au Change où il a failli être écrasé.

Eglises nouvelles

Rue saint Honoré, notre voyageur admire l’église des pères de l’Oratoire, congrégation établie par le père Bérulle en 1611) qui lui plait : « leur église est assez jolie, écrit-il. On y trouve des morceaux d’architecture d’un assez bon goût ». La Sorbonne a droit à une description dithyrambique, ainsi que le tombeau de Richelieu.

Mais passons aux palais et hôtels particuliers. Ils posent la question de la définition de l’espace public : qu’est-ce qui est privé et qu’est-ce qui est public exactement dans les hôtels des grands serviteurs de l’état ? En quoi leur souci d’embellir leur demeure participe-t-il à la re-définition de la ville, voire à la grandeur de l’Etat ? Et dans quelle mesure ouvrent-ils leur demeure au public, comme le Roi lui-même ouvre son château de Versailles aux visiteurs, pourvu qu’ils portent l’épée ?

Palais et Hôtels particuliers nouveaux

On ne sera pas étonné que Louis Liger apprécie les hôtels particuliers qu’il rencontre en fonction des critères de l’architecture nouvelle. Rue Saint-Honoré, il arrive au palais Royal qui est le palais construit par le Cardinal de Richelieu et donné à Anne d’Autriche, d’où son nom[16]. Il est d’un avis partagé sur son architecture – en briques- :

« ce palais, quoique magnifique et fort étendu n’a pas laissé de donner matière aux gens de bon goût à raisonner sur son architecture »

L’hôtel de Louvois, en revanche, emporte son adhésion :

« En continuant à marcher je vis l’hôtel de Louvois ; on y considère avec admiration l’escalier et la salle d’audience. Tout le reste de la maison fait aussi plaisir à voir, non seulement par le bon goût que l’on remarque dans le dehors, mais par la magnificence des dedans » .

III. La visite des collections

Mais comment faire partager « la magnificence du dedans « ? Dans le Marais, Louis Liger se heurte à des portes closes. Alors qu’il descend la rue Vieille du Temple, il se trouve ainsi arrêté devant un magnifique portail. Suit une petite scène de comédie ; le voyageur fidèle attend quelque peu et dès que l’occasion se présente se glisse dans la cour : « j’y arrêtai mes yeux pendant quelque temps et la trouvant ouverte par hazard j’entrai dans une cour … » Il en décrit les cadrans solaires, les sculpture, précise le nom de son premier propriétaire ( Amelot de Bisseuil ), l’actuel propriétaire et précise que l’hôtel est rempli « de morceaux d’architecture et de sculpture d’un très bon goût, et tous faits par des maîtres très estimés ».


C’est bien là le problème. Notre voyageur fidèle n’a guère de relations dans la capitale. Or on n’entre pas sans recommandations pour voir les collections des amateurs. Le filtre implicite est d’être un homme de qualité, mais il vaut mieux encore avoir des relations. Dans le cas contraire il faut s’en remettre à la chance ou rémunérer d’une façon ou d’une autre des intermédiaires.
Liger, en ce domaine a au moins une bonne fortune. Il rencontre, rue Ceinture-Sainte-Catherine dans le Marais, un « officier » de l’hôtel le Pelletier de Souzy, avec lequel il deviendra, dit-il, « ami » et qui lui montre non seulement les richesses de l’hôtel de son maître mais celles d’une demeure voisine, et de l’église adjacente. Dans bien d’autres cas il en est donc réduit à signaler des bibliothèques, des galeries de tableaux, des collections de sculptures qu’il ne voit pas.

Cette question de l’ouverture au public, ou plutôt à un certain public, des collections va être l’une des grandes questions du XVIIIe siècle et les historiens ont souligné dans des travaux récents sa dimension politique. Il s’agit en effet de partager largement les moyens d’une éducation du goût – la visite des collections - avec tous ceux qui le méritent et non seulement avec ceux que leur naissance ou leur fortune mettent au dessus du commun. En 1714 les polémiques n’ont pas encore véritablement commencé. Le modèle est le modèle aristocratique et même royal : tout le monde souligne la facilité avec laquelle on entre dans Versailles. cependant la dimension de patrimoine collectif commence à émerger. Etienne Jollet, dans un article sur l’accessibilité des œuvres d’art au XVIIIe siècle[17], interprète ainsi le fait que les guides signalent systématiquement les collections de tableaux, galeries et les cabinets de curiosité : « Il [le guide] cherche à mettre en valeur une image valorisante de Paris qui s’appuie sur une image patrimoniale de l’art en gestation. Charlotte Guichard dans Les Amateurs d’art à paris au XVIIIe siècle[18]montre que la visite de la galerie fait partie des rituels mondains mais souligne que les voyageurs dont on possède des témoignages appartiennent à la plus haute aristocratie et que leurs récits datent presque tous de la seconde moitié du siècle. Au milieu du siècle, l’accessibilité des collection est devenue un point de discorde. En 1747, Lafont de Saint Yenne dans un petit ouvrage polémique, Réfléxion sur quelques causes de l’état de la peinture en France,[19] exige que le roi ouvre au public ses collections du Louvre et donne au palais parisien la grandeur qui devrait être la sienne[20]. Il fait aussi de l’état du palais du louvre un problème proprement politique. Les « voyageurs étrangers » sont directement impliqués dans la querelle. Ils sont choqués, dit Lafont de Saint-Yenne, par les échoppes et boutiques qui « assiègent et déshonorent ce superbe Edifice de tous les côtés … ».
Il faudrait arrêter « des abus aussi hardis qui nous rendent l’objet des plaisanteries de l’Etranger et du Voyageur[21] ». On notera le passage au « nous » : le Louvre est ici considéré comme une sorte de propriété collective, un patrimoine. En 1715 Louis Liger, visitant à loisir le Louvre, émet le même regret mais sur un ton plus réservé.

« Le cabinet des tableaux du roi qui était autrefois rempli de tout ce qu’il y avait de plus curieux en ce genre ; mais ce qu’on a transporté à Versailles l’a fort dégarni »

Il y a là le sentiment de ce que pourrait être une vision patrimoniale des richesses de Paris, sans néanmoins, d’inscription de ce sentiment dans un contexte politique, et sans non plus, l’idée qu’il pourrait y avoir une politique publique en ce domaine. cela viendra plus tard.


[1] Voir aussi le Mémorial de Paris et des environs à l’usage des voyageurs par l’abbé Annibale Antonini ( 1702-1755) publié en 1734. [1].

[2] Alain Pons, 2000 ans de Paris, Artaud, 1975, p. 63 « La mise en ordre de l’Etat suppose la « mise en ordre » de la capitale. L’urbanisme baroque ne fait que refléter l’urbanisme rationnel et volontariste… de l’Etat moderne ».

[3] Ibid. carte des hôtels du Marais, p. 79

[4] Ibid. p. 81

[5] Ibid. , p. 94

[6] Les siècles littéraires de la France par Nicolas Toussaint Lemoyne Deressart

[7] Evelyne Cohen et alii dir, Les guides imprimés du XVIe au XXe siècle. Villes, Paysages, Voyages, Belin, 2000, 703 p.

[8] Charlotte Guichard, Les amateurs d’art à Paris au XVIIIe siècle, Champ Vallon, 2008, 388 p.

[9] Le Voyageur fidèle… p. 56

[10] Ibid., p. 75

[11] Cité dans Le Gothique retrouvé, CNM, 1979, 168 p., p. 47

[12] Ibid. p. 53

[13] Le Voyageur fidèle…, p. 111

[14] Ibid., p. 71

[15] Ibid., p. 50

[16] Cet édifice a aujourd’hui disparu

[17] Etienne Jollet « L’accessibilité de l’œuvre d’art : les Beaux-Arts dans les guides de Paris au XVIIIe siècle », dans Evelyne Cohen et alii, Les guides imprimés du XVIe au XIXe siècle, Belin, 2000, 702 p. , pp. 167-178

[18] Charlotte Guichard dans Les Amateurs d’art à paris au XVIIIe siècle, Champ Vallon, 2008, 388 p.

[19] La Font de Saint-yenne. Oeuvre critique, édition établie et présentée par Etienne Jollet, Ecole nationale des Beaux-Arts 2001, p. 418 p.

[20] Edouard Pommier, « le projet de Musée royal(1747-1789) », dans coll. L’art et les normes sociales au XVIIIe siècle, Editions de la maison des Sciences de l’Homme, 2001, 543 p., pp. 186-209

[21] Ibid. p. 55

C. BERTHO LAVENIR

PROFESSEUR UNIVERSITE SORBONNE NOUVELLE