jeudi 16 octobre 2008

Qu'est-ce que l'inculture en littérature ?


C'est le titre de la conférence donnée vendredi 17 octobre prochain par Marcel Goulet, professeur de littérature et chargé de cours à l'Université de Montréal. Seconde conférence : "Penser l'histoire de la vie culturelle au Québec"
par Micheline Cambron, professeure au Département des littératures de langue française
de l'Université de Montréal

le vendredi 17 octobre à 17h00 à la salle Bourjac en Sorbonne 17, rue de la
Sorbonne, Paris 5e.
Conférences organisées par Serge Cantin titulaire la Chaire du Québec contemporain de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), enseignant en Master de médiation culturelle au premier semestre 2008-9.

Chers étudiants, n'hésitez pas à venir ! la Sorbonne c'est chez vous, et des conférences comme celles-ci c'est forcément intéressant ! Ce peut aussi être l'occasion de nouer des liens directs avec des collègues québécois qui sont tout disposés à venir en aide à des étudiants désireux d'aller au Québec faire leur stage ...

Micheline Cambron
Penser l'histoire de la vie culturelle au Québec

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Le groupe Penser l'histoire de la vie culturelle travaille depuis de nombreuses années à définir les cadres théoriques et pratiques d'une histoire de la vie culturelle au Québec dans la première moitié du XXe siècle. Le caractère radicalement interdisciplinaire de l'entreprise donne à la notion de changement culturel une configuration particulière. En effet, au-delà des multiples changements disciplinaires, quels sont les marqueurs d'une transformation plus globale de la culture et des pratiques qui la fondent ? Quel sens peut-on donner à l'évolution de la définition de la culture vécue par les acteurs de la vie culturelle ? Comment éviter de succomber à une téléologie implicite qui transformerait le désir de retrouver la culture vive en un rabattement des préoccupations d'aujourd'hui sur celles d'hier ?
Après une brève présentation du projet lui-même, le poids épistémologique que la notion de changement culturel y revêt sera ainsi examiné sur fond de la définition de la culture chez Fernand Dumont et celle d'identité narrative chez Paul Ricoeur.

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Marcel Goulet
Qu’est-ce que l’inculture?

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Depuis une vingtaine d’années, elles sont de plus en plus nombreuses, les voix qui s’élèvent pour nous annoncer le déclin de la culture. À entendre leurs discours crépusculaires, nous serions tous devenus, sauf quelques « happy few », des incultes, des ignorants, des déshérités de la culture, les jeunes particulièrement, que l’école n’arriverait même plus à guérir de cette maladie. Le mal atteindrait jusqu’aux littéraires, qui auraient perdu toute mémoire, tout repère, tout référent. Ont-elles raison, ces Cassandres contemporaines, de s'alarmer ainsi? Est-ce vraiment la catastrophe? Avant de souscrire à quelque jugement que ce soit, avant de tirer la conclusion, j’aimerais m’interroger sur ce que l’on entend au juste par « inculture ». Que serait donc ce mal dont, heureusement, nous ne mourrons pas tous, mais dont nous serions tous atteints? Et comme j’œuvre en enseignement de la littérature, je compte mener ma réflexion à partir de ce domaine particulier de la culture. Que serait-ce donc que l'inculture en matière de littérature? À quoi serait-il possible de reconnaître un inculte littéraire? L'examen de ces questions ne manquera pas de nous renvoyer, bien sûr, à ces interrogations fondamentales : qu’est-ce que la culture? quelle est la responsabilité de l’école en matière de transmission de la culture? et quelle littérature faut-il enseigner, si tant est que nous désirions former des gens lettrés et cultivés?
textes prélevés sur le site de la chaire du Québec contemporain www.quebecsorbonnenouvelle.org

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