mercredi 26 décembre 2007

M1 "Cultures télévisuelles" Devoir de contrôle continu



"Considérez un feuilleton télévisé, une sit-com ou une série et montrez dans quelle mesure cette production télévisuelle s'inscrit dans ce que l'on appelle " culture populaire" ou "culture de masse". Vous analyserez en détail une séquence qui vous paraîtra particulièrement représentative."
Plan recommandé
Introduction – Problématique-Annonce du plan.
La série ou le feuilleton choisis peuvent être intéressants pour deux raisons principales qui peuvent être associées. Ce peut être une raison de style : cette série illustre un mode de narration caractéristique d’une genre (ex. « Les Cinq dernières minutes ») ou alors le fait évoluer de façon significative ( ex. « Les Simpsons » ou « 24 H chrono »). Vous centrerez alors la démonstration sur les caractéristiques stylistiques. Le récit peut aussi être intéressant pour une raison historique : cette série est représentative du traitement par la télévision d’une problème de société ou d’un problème politique. Vous contrerez alors l’analyse sur les personnages, leurs comportements et les valeurs qu’ils représentent. Dans tous les cas soyez attentifs aux questions de chronologie : les œuvres télévisuelles ne sont pas des productions désincarnées, suspendues dans le temps et l’espace, même si certaines d’entre elles traversent les frontières et les années (il faudra alors se demander pourquoi.)
I. Contexte général
- Contexte historique (Guerre d’Algérie, Guerre du Vietnam, « révolution conservatrice » aux Etats-Unis …) . Précisez les enjeux. Soyez bref et ne retenez que ce qui est pertinent pour la suite de la démonstration.
II.Contexte particulier
- Produit par qui ? Eventuellement acteurs importants ( éventuellement seulement;en général ce n'est pas important pour la démonstration)
- Diffusé où ? Quand ? Dans quel créneau horaire ? Précisez les caractéristiques de la chaîne. Sa politique à ce moment là. Traitez séparément diffusion dans le pays d’origine et diffusion à l’étranger. Rediffusions.
- Type de récit (family-com, sit-com, aventure, suspense, policier …). Formes narratives. Contenu de l’intrigue. Caractérisation des personnages. Enjeux en termes d’évolution interne de la narration télévisuelle ( la forme est-elle innovatrice ? pourquoi ?). Enjeux en termes de représentation du monde social (représentation de la famille, des identités masculines et féminines, de l’autorité, de la nation, de l’étranger …).
- Réception : mesures d’audience ; revues et presse grand public; réception critique.
- Dérivés – produits dérivés ( si significatifs)
III. Analyse d’une séquence
- Place de la séquence dans la narration. Caractérisation des personnages – (être bref). Raison pour laquelle vous avez choisi cette séquence. Analyse de l’image. Analyse du dialogue. Analyse de la musique.
Conclusion
Revenir sur l’hypothèse développée dans l’introduction et montrer que vous l’avez prouvée et illustrée.
Remarque générale: on n’apporte que les informations nécessaires à la démonstration et on n’encombre pas cette démonstration de données « gratuites ». Si le nom du compositeur de la musique ne vous dit rien et n’apparaît pas dans votre développement, ne le signalez pas, même en annexe !
Remarque particulière : une image bien légendée est toujours bienvenue, ainsi qu’une bibliographie. Séparez les ouvrages grand public des ouvrages académiques. Et recherchez sur Internet les références en langue anglaise - il faut bien qu'Internet serve à quelquechose)



Nouveau calendrier des cours 2008


Pour info, le nouveau calendrier des cours 2008. Cliquez dessus et des tas de choses effrayantes apparaîtront

mercredi 19 décembre 2007

L3. Le vandalisme révolutionnaire. illustrations

Quelques illustrations pour le cours sur le vandalisme révolutionnaire. Les références pércises des images seront ajoutées très bientôt.

Démolition de la Bastille
Entrée libre aux barrières de Paris ( base Joconde)
Destruction destruction de la statue de Louis XIV Place des Victoires (août 1792). Cette gravure montre la statue en train de tomber. La destruction a été organisée par les autorités : il faut du matériel et de la main d’œuvre. Des soldats maintiennent l’ordre. Les spectateurs, bien alignés, lèvent leur chapeau en signe d’approbation.(Musée Carnavalet)

Procession parodique avec des ornements d'église (Musée Carnavalet)

L3 Reprise des cours jeudi 20 décembre 11 H.

Aux étudiants de L3 " Musées, Monuments ... les fabriques de l'identité"

Je vous prie d'assister au cours du 20 décembre qui aura lieu dans la salle habituelle à 11 H.
Au programme :

- remise des devoirs et des notes
- cours "Le vandalisme" ;
- cours " Musées en révolution". (au moins le début et si nous avons le temps ...)
Pour ces deux cours regardez svp les notes de cours qui ont été chargées sur ce site à des dates antérieures. Lisez-les : nous gagnerons beaucoup de temps.

Nous aurons un autre cours comme prévu la semaine de rentrée de janvier.

Le second contrôle ( devoir sur table) prévu dans le contrôle continu se fera à un moment que nous aurons pu déterminer en fonction de la politique générale de rattrapage déterminée par l'université et le département de médiation culturelle. Il ne portera que sur ce que nous aurons vu ensemble en cours.


A demain !

lundi 17 décembre 2007

M2 Recherche- Evaluation premier semestre

Comme nous en avions convenu en cours je propose aux étudiants du M2 recherche de rédiger un travail personnel issu de leur recherche et traitant d'une situation de conflit. Ils mettront en évidence la façon dont le conflit permet d'identifier les acteurs en présence, de mettre au jour leurs intérêts et leurs stratégies, et de comprendre l'organisation des protagonistes. Chaque étudiant pourra me consulter sur l'épisode qu'il choisit de traiter. Le document sera rédigé en obéissant aux normes académiques pour le traitement des notes et des illustrations.
Il est me sera probablement nécessaire d'avoir ce travail aux environs du 15 janvier.
Bon courage ! N'hésitez pas à me consulter.

Conférence "Paris capitale de l'imprimé"


Puisque la tenue des cours est difficile les étudiants de L3, M1, M2 sont vivement incités à assister à la conférence suivante qui remplacera un cours


CONFERENCE donnée par C. BERTHO LAVENIR à la

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Hôtel de Lamoignon, 24 rue Pavée, métro Saint-Paul (IVe)


le mardi 18 DECEMBRE à 18 H 30


"Paris capitale de l'imprimé à l'époque contemporaine"


Une exposition intitulée "Paris capitale des livres" se tient actuellement à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. Elle est accompagnée d'un catalogue, publié sous la direction de Frédéric Barbier, et d'un cycle de conférences. La conférence du mardi 18 décembre intitulée "Paris, capitale de l'imprimé à l'époque contemporaine" reviendra sur le dernier chapitre du catalogue signé Catherine Bertho Lavenir et intitulé "Le XXe siècle : la capitale immatérielle". La conférence traitera des changements techniques, intellectuels et symboliques qui clôturent, au XXe siècle, une évolution entamée au moyen-âge. Après 1900, en effet, les transformations techniques - linotype, photogravure, offset - marquent la fin de l'ère technique ouverte au XVe siècle et provoquent le déplacement hors de Paris d'une partie de la production matérielle de la presse et du livre, non sans conflits. En revanche, les fonctions symboliques de la capitale se maintiennent. Les grandes maisons d'édition créées au siècle précédent se développent et s'industrialisent tandis qu'apparaissent de petits éditeurs qui assurent le renouvellement des genres : édition technique, ouvrages militants, littératures francophones... Une sociabilité littéraire intense, organisée en partie autour des prix littéraires, fait que Paris demeure le lieu de la légitimation des textes et des auteurs. Si la censure du livre disparaît pour l'essentiel, la fonction politique de Paris à l'égard de l'imprimé persiste sous une forme nouvelle, à travers l'existence d'une "politique du livre" décidée rue de Valois ... Cependant, à partir des années 1990, la dématérialisation des textes et leur circulation sur internet remettent en cause la notion même de capitale. La place du livre devient toute autre dans la ville globale du XXe siècle.

mercredi 12 décembre 2007

M1"Cultures télévisuelles"

Le cours de vendredi prochain sera assuré, de 10 H à 11 seulement, dans la salle de cours habituelle des Olympiades. Seules C. Bertho Lavenir sera présente. La séance sera consacrée au rendu des travaux d'étudiants.

L3. L'invention du Monument historique. Notes de cours

Rappel : ces notes ne remplacent pas le cours. Elles sont destinées à guider les efforts de ceux qui travaillent seuls.

Introduction
Les « monuments historiques » émergent, comme une catégorie particulière de monuments, en Europe au début du XIXe siècle. L’apparition de la notion est la conséquence d’une série d’évolutions culturelles et politiques. En premier lieu on observe l’émergence d’une sensibilité nouvelle qui diffuse une esthétique du monument marquée par l'esprit romantique. Les monuments sont aussi abordés sous un angle érudit par les «antiquaires» qui créent les premières sociétés savantes spécialisées. La naissance du concept de monument historique repose enfin sur la mobilisation de l’opinion qui autorise une politique publique des monuments historiques. Le gouvernement de la Monarchie de Juillet est l'acteur essentiel de cette institutionnalisation car, pour lui, les monuments de l’histoire nationale représentent un enjeu politique. Des institutions sont mises en place. Elles ont pour fonction d'établir la liste des monuments susceptibles d’être classés et de diriger leur restauration en élaborant une théorie de l'intervention architecturale. En ce qui concerne les institutions (Commission des monuments historiques de la France), on constate la défaite de l’option décentralisée représentée par Arcisse de Caumont, qui s’appuyait sur les sociétés savantes et les notables locaux, et la victoire de l’option centralisatrice soutenue par le ministre François Guizot.
Naissance d’une sensibilité
La sensibilité nouvelle à l’égard des monuments anciens ou ruinés se manifeste dans le succès de publications comme les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France (1820-1878 21 vol), publiés par le Baron Taylor (1789- anobli 1815) à laquelle collaborent Charles Nodier ou le peintre Isabey. Les dessins sont analogues dans leur inspiration aux décors de la pièce de V. Hugo, Hernani ou à ceux que l’on trouve à la même époque au sein du « Panorama dramatique ». Collaborent aussi aux Voyages pittoresques des peintres et dessinateurs tels que Cicéri, Bouton ou Daguerre qui sont aussi des décorateurs de théâtre. La gravure des Voyages pittoresques représentant le château de Domerat ou de Tournoël en Auvergne illustre un goût pour la dramatisation marquée par l’emploi de la contre-plongée et du contre-jour. La vue de l’église de l’abbaye de Saint Wandrille en Normandie reprend l’esthétique des ruines en opposant le bâti et les feuillages, en mettant en évidence le jeu de lumière à travers les verrières ruinées et en présentant des personnages très petits par rapport à l’échelle des lieux.
- Les Recueils statistiques et la France pittoresque (A. Hugo) sont moins marqués par l’esthétique romantique. Présentés par départements et non par provinces, ils ne refusent pas l’héritage de la Révolution. Ils illustrent la dimension encyclopédique de l’entreprise : tous les départements sont traités de manière systématique. - Les Antiquaires font émerger une connaissance historique spécialisée capable de contribuer à l’identification des édifices. Ils publient les anecdotes et récits qui inscrivent les monuments dans l’histoire nationale. Les questions de méthode demeurent longtemps leur point faible. L’Académie celtique, qui a inauguré les études sur les « Gaulois » et les Celtes, disparaît en 1815, victime des liens de ses fondateurs avec la Révolution mais aussi en raison du caractère fragile de ses concepts et de ses méthodes. Les celtomanes voyaient dans les Gaulois les ancêtres de l’humanité et étaient partis à la recherche d’une « langue mère» de l’humanité qu'ils reconnaissaient dans la langue bretonne.

Mobilisation de l'opinion
La mobilisation de l’opinion en faveur des monuments historiques concerne les classes cultivées et passe par le biais de publications qui se multiplient juste après la Révolution de Juillet. Montalembert publie en 1833 « Du vandalisme en France et du Catholicisme dans l’art » dans l’influente Revue des Deux Mondes.Victor Hugo écrit en 1825 « Guerre aux démolisseurs ! » qu’il publie en 1832. La parution de Notre-Dame-de-Paris en 1832 attire l’attention d’une autre façon sur un monument qui occupe dans le roman la place d’un personnage à part entière. Par ailleurs les premiers touristes s’intéressent systématiquement aux monuments qu’ils côtoient et qui souvent ne sont pas encore bien identifiés. Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, qui sont alors représentatifs de la sensibilité des jeunes gens cultivés, entreprennent à pied un voyage en Touraine et en Bretagne qu’ils relateront dans un ouvrage intitulé Par les champs et par les grèves, paru en 1847. Leur façon de raconter montre qu’un certain « savoir voyager» s’installe pour les touristes et que la visite du monument en fait partie. Ils écrivent : « Nous allions droit à la statue, au bénitier, à la pierre tumulaire, au vestige archéologique qu’il était séant de regarder ».
Mise en place des institutions.
L’érudit et aristocrate normand Arcisse de Caumont est le premier à mettre en place à la fin de la restauration un réseau d’amateurs chargés, au sein des sociétés savantes provinciales, d’identifier des édifices devant être protégés et d’élaborer un savoir sur eux. Il rédige un Cours d’Antiquités monumentales qui sera publié en 1833. Cependant, dès la Monarchie de Juillet, ces amateurs, rassemblés au sein de Sociétés d’Antiquaires sont écartés, d’une part parce que leur organisation peut servir à structurer l’opposition légitimiste au nouveau régime, mais aussi parce que leurs travaux n’obéissent pas aux nouvelles règles de la science historique et sont entachés d’amateurisme.
Le ministre François Guizot représente, à l’opposée, la nouvelle génération d’historiens, attachés à la méthode historique qui est en train de se mettre en place (création de l’Ecole des Chartes). Il a lui-même écrit un livre intitulé Cours sur les origines du gouvernement représentatif en Europe. L’histoire est un enjeu. Elle est utilisée pour refonder une identité nationale. A Versailles, Louis-Philippe fait mettre en place un «Musée de toutes les gloires de la France », qui récupère tous les héritages, même celui de Bonaparte. Dans cette perspective, les monuments sont des documents qui permettent de reconstituer l’histoire commune.
Guizot crée le poste d’inspecteur des monuments historiques dont le premier titulaire est Ludovic Vitet. Entre 1834 et 1868 Prosper Mérimée succède à ce dernier à la Commission des monuments historiques. Mérimée parcourt la France jusqu’en 1838 pour repérer et évaluer les édifices à protéger. Il fait paraître les Notes d’un voyage dans le midi de la France en 1834. De 1837 à 1868 il est secrétaire de la Commission des monuments historiques. L’analyse de ses lettres et notes de voyage montre comment il opère pour ôter leur crédibilité aux notables locaux pour concentrer le pouvoir à Paris.

Il va travailler de concert avec l’architecte Viollet-le-Duc. Ce dernier se forme lors de voyages, d'abord en Italie puis en France. Il effectue des relevés de monuments et étudie en particulier les couleurs de l’architecture médiévale (voir l’aquarelle du Mont Saint Michel). Les monuments sont aussi l’objet d’une campagne d e photographie dès 1848. Viollet le Duc restaure la Madeleine de Vezelay (1840). Cela lui vaut la confiance de la Commission qui lui confie Notre -Dame-de-Paris (avec Lassus). Il intervient aussi à Carcassonne, à Saint-Sernin de Toulouse et dans de nombreux édifices religieux, s’opposant souvent aux architectes diocésains qu’il juge peu compétents. Il élabore une histoire de l’architecture (Histoire de l’habitation humaine) puis une théorie des principes de restauration, développée en particulier dans le volumineux Dictionnaire raisonné de l’architecture française (10 vol). Il conseille de chercher la forme la plus caractéristique du monument et hiérarchise les interventions de la plus à la moins souhaitable. « Il vaut mieux restaurer que réparer, réparer que reconstruire, reconstruire que détruire ».
Les architectes diocésains Questel, Boeswillwald ainsi que Lassus opèrent aussi sur les cathédrales et églises anciennes. En 1893 est institué un Concours des monuments historiques pour les architectes spécialisés.
La politique des monuments historiques en France commence donc par l’élaboration d’une typologie des édifices ( par exemple" gothique normand", "gothiqued’Ile-de-France" …). On sélectionne ensuite le «meilleur » type dans chaque catégorie. Ce regard favorise le glissement vers une vision laïque des édifices et privilégie les œuvres du XIIIe siècle considérées comme les plus belles.

Le budget annuel d'intervention de l'Etat n’est pas considérable. Il s’élève au cours du siècle, passant de de 200 000F à 600 000 F. En 1840 1076 édifices sont classés. En 1913 ils sont au nombre de 4800 sur toute la France. Sont protégés essentiellement les monuments « celtiques » (alignements, mégalithes, dolmen), les édifices du moyen-âge (toutes les cathédrales, certaines églises, des châteaux), quelques édifices de la Renaissance, de rares châteaux du XVII ou XVIIIe siècle et aucun édifice du XIXe siècle. On y ajoutera lors de leur découverte les premières grottes ornées.

Ce processus souligne que les monuments historiques ne sont pas "donnés" mais qu'ils sont construits au terme d'un processus qui comporte de multiples dimenstions : esthétiques, culturelles, politiques, professionnelles, institutionnelles. Chaque société " produit" les monuments qui lui ressemblent.

lundi 10 décembre 2007

M2 PRO ET RECHERCHE-Report de la conférence de Mme Salzmann

Madame Juliette Salzmann,
Chargée des Affaires culturelles
à la Délégation aux Affaires internationales de la Ville de Paris,
interviendra dans le cycle
"Rencontres avec les professionnels" du Master de Médiation culturelle
le mardi 15 janvier à 18 H 30, Salle Las Vergnas
et non le mardi 11 décembre comme il était prévu.

M2 Recherche Séance du mardi 4 décembre

Si le blocage est levé, ce que nous pouvons espérer, le cours aura lieu dans les conditions habituelles.
Cours " Histoire culturelle-Méthode"-Le mardi de 17H30 à 19 H - salle 224
Série "Conflits-Débats-Censure"La censure au XXe siècle. Le cycle répression-provocation-réaction au cinéma.Lire :Jean-Luc Douin. Dictionnaire de la censure au cinéma, PUF, 1998, 510 p.
Chercher dans les différents récits que comporte cet ouvrage à la structure éclatée (et pour cause !) les éléments d'une typologie de la censure et les traces de la construction d'une culture de la provocation.
Rappel : proposition de stage "recherche" de la BPI ! Important ! Voir ci-dessous...

vendredi 7 décembre 2007

L3. Partiel du 13 décembre-Report

Il ne me paraît guère possible de maintenir le partiel du 13 décembre dans la mesure où aucun cours n'a pu avoir lieu depuis maintenant plusieurs semaines...
Les notes de cours postées sur le blog sont destinées à soutenir ceux qui travaillent seuls à partir de la bibliographie en leur permettant de concentrer leur attention sur certaines dimensions des questions étudiées sans s'égarer dans les multiples perspectives envisageables. Ces notes ne peuvent remplacer les cours donnés le jeudi matin.
Je me propose donc de repousser le contrôle à une date ultérieure (semaine de la rentrée de janvier ?), à condition que quelques cours au moins aient pu avoir lieu auparavant pour que cela ait un sens.
De toutes façons dès que les choses seront revenues à la normale les décisions concernant le contrôle continu seront prises dans le cadre du Département de médiation culturelle.

mercredi 5 décembre 2007

C Bertho Lavenir à l'Institut culturel italien

Jeudi 6 décembre 2007- 18h30

LA MAISON TECHNO-PHILOSOPHIQUE. Modes de vie et philosophie quotidienne : regards croisés entre la France et l’Italie.
Deuxième rencontre : Le téléphone portable.
Avec la participation de Maurizio Ferraris (Université de Turin) et de Catherine Bertho-Lavenir (Université de Paris III-Sorbonne nouvelle).
Rencontre coordonnée par Vittorio Marchis (Politecnico de Turin).

Les « choses » peuvent-elle nous donner une leçon ? La "métaphysique des objets" permet-elle de dépasser les critères de perception de choses tels que le téléphone portable ou le four à micro-onde et d’en approfondir la signification dans le réel de nos maisons, de nos vies.


Istituto Italiano di Cultura, 73, rue de Grenelle75007 Paris-Réservations 01 44 39 49 39

dimanche 2 décembre 2007

M1"Méthode-Américanisation de la culture" -Jeudi après-midi 6 décembre

Le cours de M1 du jeudi 6 décembre
aura lieu à 14 H à Censier dans la salle habituelle,
sauf blocage évidemment.
Au programme : les deux textes qui auraient dû être vus et discutés lors des deux cours précédents:

* Le cinéma américain en Europe : une relation contrainte par l'économie; texte : Mark Wheeler, Hollywood, Politics and Society, British Film Institute, 2006, 188 p. , chap. 2

*Le cinéma en Italie , un "lieu de mémoire" ? ; texte : Gian Piero Brunetta, « Le cinéma », dans Mario Isnenghi (dir.), L’Italie par elle-même. Lieux de mémoire italiens de 1848 à nos jours, Presses de l’Ecole normale supérieure, 2006, pp. 215-245

Ces textes sont disponibles au secrétariat ( présentoir des M1).

Nous verrons aussi comment valider ce semestre (devoir)

Nota : la conférence à l'Institut culturel italien n'a lieu qu'à 18 H 30, donc après le cours.

jeudi 29 novembre 2007

M1 Cours " Télévision" du 30 novembre à Versailles-Saint-Quentin

Je vous rappelle que, conformément au programme,
la séance du 30 novembre 2007 se tiendra à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines dans le cours de Christian Delporte, professeur, Département d’histoire. UVSQ, bâtiment Vauban, salle 524 (5è étage)
Ce séminaire inaugurera le cycle "POLITIQUE. Les transformations de la vie politique liées au petit écran. 1957-2006 : le débat public en France" et sera consacré à
"La réception de la campagne présidentielle de 1965 : l’enquête des renseignements généraux (Archives nationales)"

Pour atteindre l'université : prendre le RER ou le train à Montparnasse et descendre à Saint-Quentin. Ensuite 10-15 mn de marche.


mercredi 28 novembre 2007

L3 Notes du devoir d'octobre

Le devoir ayant été rendu aux étudiants les notes ont été retirées de ce site.

mardi 27 novembre 2007

M2 Recherche-Proposition de stage "Recherche"


Le service " Etudes et recherches" de la Bibliothèque publique d'information au Centre Georges Pompidou propose un stage " recherche" qui pourrait être incorporé dans mon cours de M2 recherche "méthodologie" du second semestre (printemps 2008). Ce stage donnerait alors lieu à la notation de cette unité d'enseignement. Je me propose de le prendre en charge, en coopération avec M. Fattacini, à condition que nous puissions trouver cinq étudiants désireux de se doter de cette expérience.

Voici la description du projet.
La bibliothèque du Centre Georges Pompidou propose un projet tutoré àdestination d'un groupe de cinq étudiants pour la période de mars-avrilprochain autour du Festival "Cinéma du Réel". Le sujet et les conditions d'accueil sont décrits ci-dessous :
Contexte : Enquête sur les publics des manifestations organisées par la Bpi (expositions, colloques, cycles cinématographiques, etc.). Volet qualitatif à partir de décembre 2007 ; volet quantitatif à partir de 2008 : exposition "Le Seuil" et cycle "Cinéma du réel", notamment.
Mission : Participer à la réalisation du volet quantitatif de l'enquête sur les publics du festival "Cinéma du réel" : passation des questionnaires, saisie sous Modalisa, sortie de tris à plat avec Modalisa et réalisation d'un premier rapport de synthèse.
Durée : 5 semaines, du 3 mars au 4 avril 2008, avec des variations importantes de présence : présence en continu du 7 au 18 mars (durée du Festival) avec deux week-ends et des soirées (prévoir une sortie à 23 h) ; présence moindre avant et après. Un roulement est envisageable de façon à éviter de mobiliser inutilement les étudiants et pour leur permettre de varier les tâches.
Encadrement : Chef du service Etudes et recherche, une sociologue et une bibliothécaire (sous réserve). Réunion-rencontre de présentation du projet, formation au logiciel Modalisa, suivi du travail d'analyse (tris à plat) et de synthèse. Convention de stage.
Profils des candidats (groupe de 5 étudiants) : Intérêt pour l'enquête sociologique. Intérêt pour le cinéma documentaire. Disponibilité importante pendant la période du 7 au 18 mars 2008. Relative aisance avec les outils informatiques.

Si vous êtes intéressé : me contacter cjc.lavenir@hotmail.com

CONFERENCE de C. Bertho Lavenir 6 décembre

La maison techno-philosophique
Modes de vie et philosophie quotidienne :
regards croisés entre la France et l'Italie
Le téléphone portable
débat animé par Vittorio MARCHIS (Politecnico di Torino)
avec la participation de Catherine BERTHO LAVENIR (Université Sorbonne nouvelle-Paris 3)
et de Maurizio FERRARIS (Università di Torino)
Jeudi 6 décembre 2007 à 18 H 30
Istituto Italiano di Cultura
Accès : 73, rue de Grenelle 75 007 Paris
Réservations : tel 01 44 39 49 39

lundi 26 novembre 2007

M1 Recherche- proposition de stage "recherche"

Je serai à la disposition des étudiants de M2 recherche qui souhaitent me voir au café La Rencontre, en face du hall des amphithéâtres, le mardi 27 novembre à 17 H30.

La BPI au Centre Georges Pompidou propose à plusieurs étudiants un stage "recherche" au mois de mars. Je souhaite en parler à ceux qui seraient intéressés.

M2 PRO ET RECHERCHE-Report de la conférence de M.de Plans

En raison du blocage de l'université, la rencontre avec M. de Plans, prévue mardi 27 novembre dans le cadre des Rencontres avec les professionnels, doit être reportée.

samedi 24 novembre 2007

L 3. Notes du cours: "La Révolution française et le vandalisme"

Référence. D. Poulot, Musée, nation, patrimoine, 1789-1815, Gallimard, 1997. Voir bibliographie
Introduction : les monuments, dans les périodes politiques troublées, sont exposés au vandalisme, car les messages qu’ils véhiculent sont considérés comme obsolètes ou contre-révolutionnaires. Il convient cependant de ne jamais aborder la question en épousant les catégories véhiculées par les sources (lettres, rapports, ouvrages, images). L’analyse de ce qui se passe pendant la révolution française doit aider à rompre avec ces jugements de valeur.
Vandalisme : le mot. L’Abbé Grégoire popularise le mot en 1794 dans un Rapport à la Convention sur le Vandalisme où il écrit : « Je créai le mot pour tuer la chose »- Grégoire énumère des faits : destruction du tombeau de Turenne à Saint-Denis, la dégradation de la cathédrale de Chartres restée à découvert après enlèvement des toitures, l’incendie de la bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés, la vente d’orangers tirés d’un château pour planter des pommiers (Indre), la destruction du tombeau de Louis XII à Saint-Denis. Qu’en est-il de la réalité ?
L’iconoclasme officiel prend plusieurs formes. Par exemple, en juillet 1790, la statue de Louis XIV Place des Victoires, se voit ôter les quatre figures «d’esclaves» qui l’accompagnaient; le 11 août 1792 la statue elle-même est abattue (voir la gravure). Elle est remplacée plus tard par une pyramide portant le nom des citoyens morts lors de l’émeute du 10 août. Plus généralement lors de l’insurrection du 11 août 1792 on constate la destruction de plusieurs statues royales implantées sur la place publique : à Paris, le Louis XIII de la place royale, le Henri IV du Pont Neuf. En septembre 92, à Nancy la statue de Louis XV par Guibal. En août 1792: L’assemblée décrète : «Les principes sacrés de la Liberté ne permettent point de laisser plus longtemps sous les yeux du peuple français les monuments élevés aux préjugés, à l’orgueil, à la tyrannie ». Un destin utile est trouvé pour les statues : celle de Nancy est envoyée à la fonte pour appuyer l’effort de guerre.
Pourquoi ces destructions ? En premier lieu par peur de l’efficacité des signes. « La mentalité révolutionnaire est convaincue que les images du passé ne désarment pas » (D. Poulot). C’est pourquoi on remplace les monuments détruits. On érige par exemple un monument à la déesse Raison dans la Cathédrale de Strasbourg (illustration). En second lieu les destructions sont justifiées par une rhétorique de la Vertu. Cette dernière est appuyée sur l’anti-intellectualisme d’une partie des révolutionnaires et sur l’identification du révolutionnaire au sans-culotte et au travail manuel. Cela justifie une chasse au « superflu ». La destruction du kiosque chinois du château de Saverne est ainsi considérée comme la juste condamnation d’un « monument abject du luxe insolent ». En troisième lieu les destructions sont liées au thème de la purification. De nombreuses cérémonies comportent un bûcher. Lors de la Fête de la Raison à Abbeville en 1793 : on brûle « des saints avec tout le harnais ecclésiastique ». On parle de «Flamme tricolore». Rapidement cet iconoclasme politique est encadré. Par exemple, dès le 3 mars 1794, une circulaire du Comité de salut public préconise d’enlever les emblèmes de la royauté mais soigneusement, sans qu’il y ait trace de l’enlèvement
Comment se passent les destructions ? En premier lieu certaines émeutes qui ponctuent la Révolution détruisent des monuments symboliques et/ou sont l’occasion de pillage. On en a la trace à travers des images de propagande dont l’interprétation doit toujours être très prudente. Par exemple la gravure relatant l’incendie de la barrière des Fermiers généraux 12 juillet 1789 n’est pas réaliste mais composée de façon à véhiculer un message. Ce jour là des bandes incontrôlées pillent et incendient plusieurs barrières d’octroi dessinées par Nicolas Ledoux . Plus tard les amateurs d’art regretteront la destruction des figures allégoriques de La Bretagne et La Normandie, par Lucas de Montigny et Jean-Guillaume Moitte, qui avaient été présentées au salon de 1787. De même des statues sont détruites à la Barrière de la Conférence.
En ce qui concerne les édifices religieux, plusieurs cas de figure coexistent. Le« pillage festif » touche surtout les ornements et les objets mobiliers. D’autres altérations sont dues à des adaptations aux nouvelles formes du culte : par exemple la destruction des stalles de chanoines à Strasbourg. Des églises souvent anciennes et peu fréquentées sont vendues comme carrières de pierres. Illustrations : Angelo Garbizza, Sainte-Genevieve et Saint-Etienne du Mont avant démolition ;Démolition de l’église Saint-Jean-en-Grève vers 1800, par Pierre Antoine de Machy.
Une politique de protection se met en place, encore modeste. C’est Grégoire qui en élabore les arguments. Les monuments, dit-il, doivent être protégés parce qu’ils appartiennent au patrimoine de la Nation ; qu’ils ont été réalisés par des artistes issus du peuple français ; qu’ils sont des illustration de la grandeur de la République ; qu’il faut connaître l’histoire dans toutes ses dimensions, même condamnables ; qu’ ils peuvent contribuer à former les artistes. Un lieu de protection émerge : le Musée des monuments français. En 1793, les gisants des rois sont sortis de Saint-Denis. Le Musée des Monuments français est créé notamment pour abriter les tombeaux déplacés. Alexandre Lenoir, auteur d’un ouvrage intitulé Origine de tous les Cultes avait été chargé le 6 juin 1791 du Dépôt des Petits Augustins. Il y a mis à l’abri : les Esclaves de Michel Ange, le monument du cœur d’Anne d’Autriche, le Tombeau de Richelieu. En 1794 Lenoir est nommé conservateur du musée qui, en 1795, est ouvert au Public. Il y montre le Monument à Blanche de Castille, le Monument à Blanche de Navarre, le Tombeau de Charles V et Jeanne de Bourbon, le Portail des Célestins, les tombeaux de Saint Louis et Marguerite de Provence, le tombeau de Héloïse et Abélard. Le projet a des limites savantes, politiques et esthétiques. Les tombeaux sont reconstitués de façon hasardeuse. Certains condamnent le goût morbide ou romantique qui préside aux arrangements, ou l'aspect sacrilège. Quatremère de Quincy est le critique le plus important de cette politique. Il publie en 1806 Réflexion critique sur les Mausolées ; en 1816 Considérations morales sur la destination des ouvrages d’art . En 1816 Fermeture du Musée des Monuments français

On conclura qu’il ne faut pas condamner le vandalisme – ce n’est pas notre rôle - ni en exagérer les effets, non plus que les sous-estimer : il faut comprendre dans chaque situation, ce qui se passe exactement et pourquoi.
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jeudi 22 novembre 2007

M1 Cours " Télévision" du 23 novembre assuré

Le cours " Cultures télévisuelles" du 23 novembre devrait être assuré.
Au programme :
"Les genres de la série": thriller, mystère, suspense, aventure
Présentation par des étudiants de "24 H chrono"

mercredi 21 novembre 2007

M1 "Méthode" Report cours du 22 novembre

Aux étudiants de M2 inscrits au cours de Méthode ( jeudi après-midi)

Il semble y avoir peu de chances que l'accès à l'université soit débloqué demain jeudi 22 novembre à 14 H et je crains que cette séance aussi ne puisse avoir lieu.
Je rappelle que les textes à lire étaient les suivants :

Mark Wheeler, Hollywood Politics and Society,British Film Institute, 2006,188 p. , chap 2 et suiv.

Les photocopies des chapitres retenus sont à votre dispositions au secrétariat du département depuis quelques semaines.

Profitez du temps de travail personnel que vous avez pour avancer dans cette lecture.
Bon courage !

L3 Report du cours du 22 novembre

Aux étudiants de L3
En raison du blocage de l'université
le cours du jeudi 22 novembre
ne pourra sans doute pas avoir lieu.
Veuillez regarder sur ce blog, dans les premiers messages, les résumés de cours postés pour votre information ce sont : "Naissance du Musée" et "Le Louvre en révolution".
Lisez les ouvrages indiqués dans la bibliographie... de toutes façons cela sera bon pour votre culture.

Bon courage !

lundi 19 novembre 2007

Bibliographie express











M2 PRO ET RECHERCHE-Report de la conférence de M.Van Praet

D'accord avec M. Van Praet, et en raison du blocage de l'université, sa conférence
"La restitution des têtes maories : enjeux symboliques et politiques",
prévue ce lundi 19 novembre
dans le cadre du cycle " rencontres avec les professionnels" a été
reportée à une date ultérieure.

samedi 17 novembre 2007

Conférence, livre, exposition : "Paris capitale des livres"

CONFERENCE PAR C. BERTHO LAVENIR A LA BHVP LE
18 DECEMBRE 18 H 30
"La 'capitale de l'imprimé ' à l'époque contemporaine"

L'exposition " Paris capitale des livres" se tient actuellement à la Bibliothèque historique de la ville de Paris.
Le catalogue, lui aussi intitulé Paris capitale des livres, est publié sous la direction de Frédéric Barbier. Le dernier chapitre, signé Catherine Bertho Lavenir, a pour titre "Le XXe siècle : la capitale immatérielle". Après 1900 les transformations techniques - linotype, photogravure, offset - marquent la fin de l'ère technique ouverte au XVe siècle et provoquent le déplacement hors de Paris d'une partie de la production matérielle de la presse et du livre. En revanche, les fonctions symboliques de la capitale se maintiennent. Les grandes maisons d'édition nées au XIXe siècle se développent et s'industrialisent tandis qu'apparaissent de petits éditeurs qui assurent le renouvellement des genres : édition technique, ouvrages militants, littératures francophones... Une sociabilité littéraire intense, organisée en partie autour des prix littéraires, fait que Paris demeure le lieu de la légitimation des textes et des auteurs. Si la censure du livre disparaît pour l'essentiel, la fonction politique de Paris à l'égard de l'imprimé persiste sous une forme nouvelle à travers l'existence d'une "politique du livre" décidée rue de Valois ... Cependant, à partir des années 1990, la dématérialisation des textes et leur circulation sur internet remettent en cause la notion même de capitale.

M 2 Recherche-Prochaine séance

Cours " Histoire culturelle-Méthode-
Le mardi de 17H30 à 19 H - salle 224

Mardi 29 novembre - Série " Conflits-Débats-Censure"
La censure au XXe siècle. Le cycle répression-provocation-réaction au cinéma.
Lire :
Jean-Luc Douin. Dictionnaire de la censure au cinéma, PUF, 1998, 510 p.
Chercher dans les différents récits que comporte cet ouvrage à la structure éclatée (et pour cause !) les éléments d'une typologie de la censure et les traces de la construction d'une culture de la provocation.

M2 pro et recherche-. Rencontres avec les professionnels. Changement de dates !

ParisIII- MASTER de MEDIATION CULTURELLE
RENCONTRES AVEC LES PROFESSIONNELS
Programme des rencontres à venir
13 rue Santeuil -Le lundi à 19 H salle 123 ou le mardi à 18 H 30 Salle Las Vergnas

-Lundi 19 novembre, 18 H 30, salle 123.
MICHEL VAN PRAET, Ministère de la Culture.« Les muséums et les demandes de restitution des restes humains aux sociétés polynésiennes : enjeux symboliques » Probablement reporté pour cause de blocage de l’université- se renseigner
-Mardi 27 novembre, 18 H 30, salle Las Vergnas
GERARD DEPLANS, Directeur des Affaires culturelles. Ville d’Epinay-sur-Seine. « De l’education populaire à l’action culturelle »
-Lundi 3 décembre, 19 H, salle 123
invité à confirmer
-Mardi 11 décembre, 18 H 30, salle Las Vergnas
JULIETTE SALZMANN Chargée des Affaires culturelles à la Délégation aux affaires internationales de la Ville de Paris.
-Lundi 17 décembre, 19 H, salle 123
PASCALE TABARD- Festival d’automne- Responsable des relations avec le public- « La programmation d’artistes venus du moyen-orient ».



Vient de paraître !

Voir l'article de C. Bertho Lavenir et Guy Latry

"Côte d'argent, côte d'Emeraude. Les zones balnéaires entre nom de marque et identité littéraire".
Abstract : " Between 1860 and 1910 railways stations, hotel and speculative buildings were developing at a rapid pace in some areas of the french coast. Following the model of the "côte d'Azur" these places were given new names such as "Côte d'Argent" (between Arcachon and Hossegor) or "Côte d'Emeraude" (around Dinard). These names were chosen exactly as brand names, with the methods of what was then called "la réclame" but serious writers or well known "hommes de lettres" were also involved in the process of building and spreading an attractive picture of these coasts in order to seduce tourists and insure the economical development of the places. This essay analyzes how such different peoples as poets, writers, sportsmen, businessmen, historians and political representatives were asked to cooperate, involving the national and local level, the legitimate culture and the commercial know-how, the old society of writers and historians and the new one of sportsmen and journalists, building by the way a new culture of advertisement".

vendredi 16 novembre 2007

M1. "Méthode" (jeudi après-midi)- Rappel du calendrier et bibliographie

Cours M77/88HI - Cours M77/88HI
Histoire culturelle/méthodologie de la recherche- Master 1
Année 2007-8 Premier semestre
14 H –17 H-Salle

« L’américanisation de la culture » : l’Europe face à Hollywood - 1900-2000

Calendrier des séances et lectures à faire avant le cours

Jeudi 4 octobre
- Méthode. « Problématique, sources, écriture : les étapes de la rédaction d’un mémoire ». Genèse d’un article académique - Séminaire. Introduction. La domination culturelle et sa contestation.
Texte C. Bertho-Lavenir, « Le paysage derrière la roue. Le tour de France à la télévision », dans La télévision des Trente glorieuses. Culture et politique, CNRS Editions, 2006, pp. 269-292

Jeudi 11 octobre
Les hommes de lettres français face au cinéma : menace sur la culture humaniste ?
Texte distribué.
Film. ----

Jeudi 15 novembre
- Séminaire 2. Identité nationale et cinéma en Europe. Le cinéma comme « lieu de mémoire en Italie » - Invitée Manuela MARTINI, (paris VII)
Texte. Gian Piero Brunetta, « Le cinéma », dans Mario Isnenghi (dir.), L’Italie par elle-même. Lieux de mémoire italiens de 1848 à nos jours, presses de l’Ecole normale supérieure, 2006, pp. 215-245 ( distribué) - annulé pour raison de blocage de l'université -
Film : Camicia nera, 1933


Jeudi 22 novembre
Séminaire .1 La construction de la dynamique américaine dans l’industrie du film.
Texte . Mark Wheeler, Hollywood.Politics and Society, British Film Institute, 188 p., 2006 chps 1 et 2- Distribué
Film : La Belle de Moscou, avec Fred Astaire

Jeudi 6 décembre
à l’Institut culturel italien : 73 rue de Grenelle, 75 007 Paris
« La maison techno-philosophique : modes de vie et philosophie quotidienne : regards croisés sur la France et l’Italie » -Le téléphone portable, débat animé par Vittorio Marchis, (Politecnico di Torino) avec C. Bertho Lavenir et Maurizio Ferraris (Università di Torino)

Jeudi 10 janvier
au CEISME avec F. Jost.
« Cinéma-télévision, des lieux de mémoire Québécois ? »
Livre. Le Survenant
Emission TV: Le Survenant
Film. Le Survenant
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Bibliographie générale
La bibliographie sur l’histoire du cinéma est proliférante … et la bibliothèque de Paris III Bien fournie. Ci-dessous quelques titres utiles.
Généralités
Coll. Atlas des médias dans le Monde, Autrement, 2001, 128 p.
Permet de cadrer la place du cinéma dans les médias et pays par pays.
Jean-Luc Drouin, Dictionnaire de la Censure au cinéma, PUF, 1998, 510 p.
Fin et souvent amusant
Susan Hayward, Cinema Studies. The Key Concepts, 3e ed., Routledge, 586 p.
Une façon commode d’entrer dans les principales problématiques
André Z. Labarrère, Atlas du cinéma, Livre de Poche, 2002, 598 p.
Pour chercher un renseignement précis- Par pays.
David Parkinson, History of Film, Thames and Hudson, 264 p
Synthétique
Andrew J. Rausch, Turning Points in Film Story, Citadel Press, 2004, 260 p.
Privilégie les “ grands moments” et les “ grands films”

Toute la collection des petits livre Nathan- Université

Analyse filmique
Francis Vannoye. Anne Goliot-Leté, Précis d’analyse filmique, Nathan université 1992, reed.,128 p.

Allemagne
Monika Bellan, 100 ans de cinéma allemand, Ellipses, 2001, 160 p.
Brève et excellente entrée en matière
Kracauer, De Caligari à Hitler. Une histoire du cinéma allemand 1919-1933, Flammarion, 1973 – réédité- 373 p.
Aujourd’hui un document plus qu’un ouvrage académique. Réflexion sur la responsabilité du cinéma dans la diffusion des valeurs.
Klaus Kreiermaer, Une histoire du cinéma allemand, la UFA, 1994, 664 p.
Pour entrer dans le détail de la production de certains films clefs.
Etats-Unis
David Bordwell et alii, The Classical Hollywood Cinema. Film Style and Mode of production to 1960, Routledge,1985 reed., 506 p.
Jean-Loup Bourget, Hollywood, La norme et la marge, Nathan-Cinéma, 315 p.
Jacqueline Nacache, Le film hollywoodien classique, Nathan-Université,
Classique …
Royot Daniel, Hollywood, Que Sais-Je, 1992 et red, 192 p.
Classique lui aussi
Sklar Robert, Movie made America. A cultural history of American movies, 1975-1994, 417 p.
Le sous-titre est important : une histoire culturelle
Janet Staiger ed., The Studio System, Rutgers, 1995, 333 p.
Ouvrage collectif sur l’âge classique de Hollywood. Entre dans le détail de la production des films. Travail sur archives
Mark Wheeler, Hollywood Politics and Society, British Film Institute, 188 p., 2006
Sur les stratégies industrielles plus que sur les films eux-mêmes
Alain Masson, dir, Hollywood 1927-1941, La propagande par les rêves ou le triomphe du modèle américain, 263 p. 1991.
Nous intéresse directement. Voir la bibliographie
France
Pierre Billard, L’âge classique du cinéma français. Du Cinéma parlant à la Nouvelle vague, Flammarion, 1995, 728 p.
Un livre déjà ancien, qui mêle histoire sociale, économique, institutionnelle et stylistique.
Francis Courtade, Les malédictions du cinéma français, Alain Moreau, 1978, 409 p.
Engagé, un plaidoyer contre le cinéma comme industrie.
Laurent Creton, Histoire économique du cinéma français. Production et financement, 1940-1959, CNRS Editions, 2004, 345 p.
La référence pour comprendre en particulier la question de l’intervention de l’Etat
Pierre Jeancolas, Histoire du cinéma français, Nathan Université, 2005 2e ed. 127 p.
Pour entrer dans la problématique
Voir aussi le bref mais très intéressant « Un cinéma peut en cacher un autre » dans
Paris 1944-1954. Artistes, intellectuels, publics : la culture comme enjeu. Autrement, série mémoires n° 38, 283 p.
Christophe Gauthier, La Passion du cinéma. Cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris de 1920 à 1929, Bibl. de l’Ecole des Chartes, 1999, 390 p.
Un modèle de travail d’érudition sur la construction du cinéma comme culture
Italie
Stepehn Gundle, Between Hollywood and Moscow, The Italian communists and the challenge of mass culture, 1943-1991, Duke University press, 2000, 269 p.
Pas seulement sur le cinéma.
Laurence Schifano, Le cinéma italien, Crise et création,1945-1995, Nathan Université, 1995, 128 p.
URSS
Natacha Laurent ( dir), Le cinéma « stalinien ». Questions d’histoire, PUM, 239 p.
Collectif. pour comprendre le point de vue spécifique des sovietiques sur la domination culturelle
Layda Jay, Kino, Histoire du cinéma russe et soviétique, L’âge d’homme, 1976, 533 p.
Citations de conversations sur le cinéma avec Staline lui–même.

Documents. Jean-Louis Bory, La série de ses articles dans Le Nouvel Observateur, repris en 10-18, UGE,. Par exemple Rectangle multiple (CinémaVII- 1975-76) 1977, 311 p.
Stephane Goudet, L’amour du cinéma, Cinquante ans de revue Positif , Folio, 2002, 570 p.

jeudi 15 novembre 2007

M1 "Télévision" Programme vendredi 23 novembre

Attention : changement au programme du séminaire " Cultures télévisuelles"

Le vendredi 23 novembre 2007, dans le programme "Séries" nous traiterons du sujet suivant :

"La série américaine comme nouveau langage cinématographique : l'exemple de la série '24 H chrono' "

Où ?
Les séances ont lieu le vendredi de 10 H à 12 H 30, à l’université Denis Diderot Paris 7, UFR GHSS, Immeuble Montréal, dalle des Olympiades, salle 187, 1er étage ( à la hauteur du 101 rue de Tolbiac – 75013 Paris, prendre l’escalier qui monte sur la dalle des Olympiades)


Responsables CATHERINE BERTHO LAVENIR, Professeur, Histoire culturelle, Département de médiation culturelle, Sorbonne nouvelle-Paris 3- EVELYNE COHEN, Maître de Conférences habilité, Histoire contemporaine, Université Denis Diderot-Paris 7

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Rappel : présentation et programme du séminaire " Cultures télévisuelles"


Présentation du séminaire

La télévision tend à être considérée depuis les dernières décennies du XXe siècle comme une culture universelle ou du moins un agent de l’uniformisation culturelle qui accompagne la mondialisation économique. Si lon considère l’histoire de la télévision dans la longue durée (1950-2006), on constate une tension entre un modèle de productions « nationales » capables de renforcer l’identité propre à chaque pays et la circulation d’émissions à vocation « internationales », par exemple des séries ou des jeux, imaginées principalement pour un marché mais destinées à être achetées par les télévisions du monde entier ou bien des évènements – sportifs, mondains, religieux, politiques- conçus dès l’origine pour être retransmis. Leur analyse permet de s’interroger sur les notions de mondialisation de la culture et de dominance culturelle.
Le séminaire sera consacré à l’examen de cette tension entre le national et l’international dans l’évolution des émissions proposées au public de la télévision. On s’intéressera particulièrement aux émissions produites dans un pays et diffusées dans d’autres : séries, jeux, évènements sportifs et reportages d’exception. Chaque séance comportera l’analyse des images d’un fragment d’une émission.

Objet du séminaire. Le séminaire s’adresse à des étudiants engagés dans la rédaction d’un mémoire de Master (Master 1 ou Master 2). Les étudiants inscrits en doctorat sont les bienvenus. Les cours doivent permettre aux participants de prendre connaissance des ouvrages de référence dans le domaine qui les intéresse et d’en tirer des éléments utiles pour leur propre recherche. L’analyse collective de séquences tirées des archives permettra de confronter les méthodes d’analyse de l’image. Dans les dernières séances du second semestre les étudiants présenteront leur travail pour mise au point avant la remise du mémoire.

Contrôle continu :
Au premier semestre les étudiants inscrits au séminaire recevront une note se rapportant à un travail écrit (compte-rendu de livre ou d’article) et à un travail oral : analyse critique d’une séquence télévisée tirée des archives.
Au second semestre ils soumettront l’état d’avancement de leur mémoire et seront notés : 1° sur la bibliographie et les sources 2° sur la présentation orale d’un sujet connexe à leur recherche.

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PROGRAMME DES SEANCES A VENIR

Séance 5- 23 novembre 2007
SERIES. La série américaine comme nouveau langage cinématographique
Analyse : 24 H chrono, …

Séance 6- 30 novembre 2007-
POLITIQUE. Les transformations de la vie politique liées au petit écran. 1957-2006 : le débat public en France
Analyse.La réception de la campagne présidentielle de 1965 : l’enquête des renseignements généraux (Archives nationales)
Le séminaire se tiendra à l’Université de Versailles- Saint-Quentin-en-Yvelines dans le cours de Christian Delporte, professeur, Département d’histoire. UVSQ, bâtiment Vauban, salle 524 (5è étage)

Séance 7 –14 décembre
Présentation de travaux d’étudiants

Jeudi 24-Vendredi 25 janvier Colloque réception des objets médiatiques à l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne : les étudiants du séminaire sont invités à y participer

Séance 9. vendredi 15 février 2008
JEUX. "Eloge du banal". Invité : François Jost, professeur Paris III qui présentera son livre récent


Séance 10 – vendredi 22 février 2008
POLITIQUE. La réception du feuilleton américain Holocaust (1978) en Europe
Analyse. Holocaust


Séance 11 – vendredi 29 février
EVENEMENTS. Evènements fédérateurs, public mondial ?
Analyse. Le mariage de lady Diana. Ses funérailles.


Séance 12. – vendredi 28 mars 2008
INTERNATIONAL v/s MONDIAL : la création d’Arte comme chaîne franco-allemande et/ou média européen Invité Isy Morgenstern


Séance 13 – 14- 15 vendredi 11 et 18 avril ; 16 et 23 mai 2008
PRESENTATION DES TRAVAUX DES ETUDIANTS.


Contact
evelyne.cohen@wanadoo.fr et catherine.bertho-lavenir@univ-paris3.fr

M.1 "Télévision"- cours du 23 Novembre

Séance 5- 23 novembre 2007
SERIES. La série américaine comme nouveau langage cinématographique
Analyse : 24 H chrono, …

MASTER MEDIATION CULTURELLE (Sorbonne nouvelle- Paris 3) –
( M9RTV et M0RTV)
MASTER HISTOIRE ET CIVILISATIONS COMPAREES (Denis Diderot Paris7)
SEMINAIRE
« Cultures télévisuelles » - Programme 2007-2008
« La télévision au XXe siècle : une culture universelle ? »


Responsables CATHERINE BERTHO LAVENIR, Professeur, Histoire culturelle, Département de médiation culturelle, Sorbonne nouvelle-Paris 3- EVELYNE COHEN, Maître de Conférences habilité, Histoire contemporaine, Université Denis Diderot-Paris 7

Les séances ont lieu le vendredi de 10 H à 12 H 30, le vendredi selon calendrier, à l’université Denis Diderot Paris 7, UFR GHSS, Immeuble Montréal, dalle des Olympiades, salle 187, 1er étage ( à la hauteur du 101 rue de Tolbiac – 75013 Paris, prendre l’escalier mécanique qui monte sur la dalle des Olympiades)

Présentation du séminaire

La télévision tend à être considérée depuis les dernières décennies du XXe siècle comme une culture universelle ou du moins un agent de l’uniformisation culturelle qui accompagne la mondialisation économique. Si l’on considère l’histoire de la télévision dans la longue durée (1950-2006), on constate une tension entre un modèle de productions « nationales » capables de renforcer l’identité propre à chaque pays et la circulation d’émissions à vocation « internationales », par exemple des séries ou des jeux, imaginés principalement pour un marché mais destinées à être achetées par les télévisions du monde entier ou bien des évènements – sportifs, mondains, religieux, politiques- conçus dès l’origine pour être retransmis. Leur analyse permet de s’interroger sur les notions de mondialisation de la culture et de dominance culturelle.

Le séminaire sera consacré à l’examen de cette tension entre le national et l’international dans l’évolution des émissions proposées au public de la télévision. On s’intéressera particulièrement aux émissions produites dans un pays et diffusées dans d’autres : séries, jeux, évènements sportifs et reportages d’exception. Chaque séance sera composée de la présentation et de la discussion critique d’un texte de référence proposé à l’avance et de l’analyse des images d’un fragment d’une émission.

Objet du séminaire. Le séminaire s’adresse à des étudiants engagés dans la rédaction d’un mémoire de Master (Master 1 ou Master 2). Les étudiants inscrits en doctorat sont les bienvenus. Les cours doivent permettre aux participants de prendre connaissance des ouvrages de référence dans le domaine qui les intéresse et d’en tirer des éléments utiles pour leur propre recherche. A chaque séance, l’analyse collective de séquences tirées des archives permettra de confronter les méthodes d’analyse de l’image. Dans les dernières séances du second semestre les étudiants présenteront leur travail pour mise au point avant la remise du mémoire.

Contrôle continu :
Au premier semestre les étudiants inscrits au séminaire recevront une note se rapportant à un travail écrit (compte-rendu de livre ou d’article) et à un travail oral : analyse critique d’une séquence télévisée tirée des archives.
Au second semestre ils soumettront l’état d’avancement de leur mémoire et seront notés : 1° sur la bibliographie et les sources 2° sur la présentation orale d’un sujet connexe à leur recherche.



PROGRAMME DES SEANCES A VENIR
Séance 5- 23 novembre 2007
SERIES. La série américaine comme nouveau langage cinématographique
Analyse : 24 H chrono, …
Séance 6- 30 novembre 2007-
POLITIQUE. Les transformations de la vie politique liées au petit écran. 1957-2006 : le débat public en France
Analyse.La réception de la campagne présidentielle de 1965 : l’enquête des renseignements généraux (Archives nationales)
Le séminaire se tiendra à l’Université de Versailles- Saint-Quentin-en-Yvelines dans le cours de Christian Delporte, professeur, Département d’histoire. UVSQ, bâtiment Vauban, salle 524 (5è étage)
Séance 7 –14 décembre
Présentation de travaux d’étudiants

Jeudi 24-Vendredi 25 janvier Colloque réception des objets médiatiques à l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne : les étudiants du séminaire sont invités à y participer

Séance 9. vendredi 15 février 2008
JEUX. Mises en scène du contrat social : la circulation des jeux télévisés
Analyse. De Survivor à Koh Lanta
Invité : François Jost, professeur Paris III.
Séance 10 – vendredi 22 février 2008
POLITIQUE. La réception du feuilleton américain Holocaust (1978) en Europe
Analyse. Holocaust
Séance 11 – vendredi 29 février
EVENEMENTS. Evènements fédérateurs, public mondial ?
Analyse. Le mariage de lady Diana. Ses funérailles.
Séance 12. – vendredi 28 mars 2008
INTERNATIONAL v/s MONDIAL : la création d’Arte comme chaîne franco-allemande et/ou média européen Invité Isy Morgenstern
Séance 13 – 14- 15 vendredi 11 et 18 avril ; 16 et 23 mai 2008
PRESENTATION DES TRAVAUX DES ETUDIANTS.
Contact
evelyne.cohen@wanadoo.fr et catherine.bertho-lavenir@univ-paris3.fr

mercredi 14 novembre 2007

M1 "Méthode". Annulation cours 15 Novembre

En raison du blocage de l'université le cours de M1 "Histoire culturelle" du jeudi 15 novembre 2007 ne pourra sans doute pas être maintenu.

Je rappelle le titre de la lecture

" Cinéma", dans Mario Isnenghi (dir.), L'Italie par elle-même, Editions de la rue d'Ulm, 2006, 518 p., pp. 215-244

Le texte est à votre disposition depuis plusieurs semaines au secretariat du département de Médiation culturelle, ainsi que le texte pour le cours suivant.
Le film prévu était Camicia nera, 1933

Mme Martini, enseignante à Paris VII, invitée, nous rejoindra à une autre occasion.

Vous pouvez aussi approfondir la notion de " lieu de mémoire" en vous reportant à l'ouvrage de Pierre Nora, Lieux de mémoire, Gallimard. A consulter à la bibliothèque pour voir ce qu'on désigne du nom de " lieu de mémoire" et comment sont traités les différents objets retenus.

L. 3 - Contenu du cours "Le Louvre en révolution"

Message pour les étudiants de C. Bertho Lavenir-
Université Paris III Sorbonne nouvelle. Médiation culturelle- Licence 3- 2007-8

Comme le calendrier des cours est perturbé par les grèves, vous trouverez sur ce blog le texte des documents habituellement distribués en cours. Voici le plan du cours prévu pour la fin novembre 2007-

LE LOUVRE EN REVOLUTION

Plan
I. Les musées d’art au XVIIIe s. en France
- Paris - Province (Dijon)
II. Le Louvre en révolution
-Création du Musée - Le Louvre de Roland - Le Louvre de David - Le Louvre de Napoléon - Le Louvre post-Napoléonien

REFERENCES
Geneviève Bresc, Mémoires du Louvre, Gallimard, Découvertes, 1989.
Dominique Poulot, Musée, Nation, Patrimoine, Gallimard, 406 p. 1997
Coll. Le Louvre d’Hubert Robert, RMN, 1979, 144 p.
Coll, Dominique Vivant-Denon, L’œil de Napoléon, Catalogue, RMN, 1999
Thomas Crow, La peinture à Paris au XVIIIe siècle, Macula, 2000, 340 p.


I. Les Musées d’Art en France au XVIIIe

1° Paris

- Rappel : - Le Louvre : galerie de tableaux depuis le XVIe siècle ( Galerie du bord de l’eau)- Le roi n’y habite plus; logements et ateliers concédés à des artistes
- On y organise tous les ans dans le Salon Carré une exposition de peinture contemporaine …
-Discuter les qualités de la peinture fait partie du « savoir être » des Lumières - Ex Diderot Les Salons.
- Réflexions sur l’organisation optimale des lieux:- Lafont de Saint Yenne propose le Louvre pour montrer les collections- Exposition ouverte au public au Palais du Luxembourg 1750-1777- Marigny propose en 1768 la restauration du Salon carré et de la Grande Galerie et le transfert des collections.
- Hubert Robert peint des « Fantaisies » qui expriment le désir d’utiliser la Grande Galerie …et de ménager un éclairage zénithal. Il est membre de l’Académie dès 1766, membre de la Commission du futur Muséum (1778), Conservateur des Tableaux du Roi, logé au Louvre de 1779 à 1806. Il est très représentatif du goût des ruines. Ex. tableau Vue imaginaire de la Grande Galerie en ruines, vers 1798-99 (Musée du Louvre).

2° Province-Dijon

- En province nombreuses sont les villes où se mettent en place les premiers musées souvent associé à des écoles de dessin.

A Dijon les Etats de Bourgogne créent en 1767 une Ecole de Dessin. Ils l’installent dans le Palais des Etats. (Ill.. Jean Bellu, Seconde coupe de la Salle des Statues, 1785, A.D. Dijon (lavis))- Années 1780 construction d’une aile spéciale qui abrite le « Muséum ». Décoration allégorique spéciale (La Peinture et la Sculpture). Bourse de voyage à Rome.1776
- Dans la Salle des Statues : 12 haut-reliefs copies d’Antiques : - "les Daces vaincus par Trajan" ( colonne Trajane) ; - "les neuf muses" ( sarcophage Albani) ; "L’horoscope…" (Herculanum) ; - "les Parthes vaincus implorant la Clémence de Trajan" détail d’un bas relief de la salle des statues par les élèves de l’Ecole de dessin. Signe tangible de l’utilisation des modèles antiques dans un but pédagogique.

II. Le Louvre en Révolution

1° 26 mai 1791 L’Assemblée décrète : Louvre …. Palais national. Habitation du roi et « Réunion de tous les monuments des Sciences et des Arts »

2° Le Louvre de Roland. 1792-an II.

Après le 10 Août 1792 Commission dite « du Muséum ». Regrouper les œuvres d’arts des Palais. Discussions. Le Musée est conçu comme un moyen de consolider la Révolution.. Ex. lettre ouverte de Roland à David (voir Cahier de documents)
- 27 juillet 1793 Charte fondamentale du Muséum qui ouvre au public en novembre 1793 ; Œuvres disposées dans le début de la Grande Galerie et le salon Carré ; « 537 tableaux de toutes les écoles- 124 bronzes, bustes, tables de marbres … ».
Des peintres vivants peuvent exposer.
Public admis de 9 H à 16 H, 3 jours par décade.
Dispute sur l’accrochage. « L’ancien » , Roland, est pour un accrochage « décoratif ». Pour ne pas confisquer le musée au profit d’une élite. Stigmatise la « vaine critique »-
- Critique venant du restaurateur Picart. Lettre au Ministre. Défend le savoir faire des professionnels. Les tableaux choisis pour être montrés doivent être « parfaits », « rangés par école », bien restaurés, bien encadrés; éclairage par le haut; bustes et statues disposés autour.
- Autre critique : le marchand Lebrun publie des Réflexions … puis Observations sur la médiocrité technique du catalogue. Ce musée girondin = musée de dépouilles. Les « jeunes peintres » sont mécontents; pas de message idéologique clair.

3° Le Louvre de David (an II)

- Le peintre David élabore un projet idéologique et technique pour le Louvre.
- Fermé pour travaux- Alexandre Lenoir (1761-1739) ami de David -Essai sur la peinture-Le musée comme cours d’histoire politique pour le visiteur et non plus modèle du beau pour le peintre- Organisation chronologique et par école (sculpture-peinture)
- Lenoir écrit… : en comparant … « l’observateur est forcé de se rendre compte des causes qui retardaient les progrès des arts chez tel et tel peuple tandis qu’ils florissaient ailleurs »
- Gabriel Bouquier peintre, Conventionnel jacobin, écrit un « Rapport relatif à la restauration des tableaux ». Il faut faire preuve dans le choix des tableaux exposés d’un « gôut inflexiblement sévère qui doit présider à la formation du muséum républicain »
- Privilégier les tableaux de style « mâle et nerveux » - Les tableaux religieux ne doivent être accessibles qu’aux seuls spécialistes …

4° Le Louvre de Thermidor (1798)

- Campagne d’Italie- Grégoire Rapport contre le vandalisme-
« Si vos armées victorieuses pénètrent en Italie, l’enlèvement de l’Apollon du Belvédère et de l’Hercule Farnèse serait la plus brillante conquête »- Réalisé par Bonaparte- 1797 Traité de Tolentino. Œuvres des coll. pontificales ramenées au Louvre- Nouvelle direction au Louvre dont Hubert Robert et Fragonard- Juillet 1798 entrée triomphale des œuvres saisies (à Parme, Le Corrège) … Procession du Museum au Champ de Mars- Modèle : « translation d’objets sacrés »- Stations- Présentation au peuple-

Point de vue critique sur la pratique du déplacement des œuvres : 1796 Quatremère de Quincy, Lettre à Miranda. Arguments : - universalité des œuvres ; le patrimoine doit rester sur place ( identité « locale »…) ; méditation très moderne sur le caractère destructeur du Musée.(voir texte du recueil de documents)-

Salle des Antiques : 9 nov. 1800 jour anniversaire du coup d’Etat 18 Brumaire Le Musée des Antiques est ouvert au public après une visite aux torches par Bonaparte et Joséphine.

5° Le Louvre de Napoléon

- Napoléon élabore un politique pour le Louvre symbole d’un pouvoir sur l’Europe- (Empire 1805)

1.Recruter des conservateurs. Dès 1803 recrute VISCONTI (Musée du Capitole à Rome) qui vient avec « ses statues »- VIVANT DENON nommé Directeur du Louvre- Écrivain (Point de lendemain)- Dessinateur- Collectionneur.

2- Augmenter les collections : achat de la collection du prince Borghèse ; 1808 arrivée de « l’Hermaphrodite Borghèse »- « découverte » des primitifs italiens et des tableaux de la Renaissance par les Parisiens- Saisie des collections des princes allemands

3. Réaménager des lieux: Architectes : Charles PERCIER et/puis Pierre François FONTAINE (44 ans architecte du Louvre)- 1806 : Expulsion des artistes ; Arc de triomphe du Carrousel ; Aile parallèle à la Grande Galerie- Sculpture allégorique- Eclairage zénithal : début des travaux

4. Expliciter une doctrine . Héritages : d’une part le musée est considéré comme signe de la puissance d’un prince : appartiennent à ce point de vue la pratiques des saisies lors des guerres (butin) ; l’exhibition et mise en scène dans le musée et décor du bâtiment ; une certaine conception « internationale » de l’art ; l’idée que le musée doit éduquer l’artiste (copie) et l’homme de goût ( visites).
Témoignent au contraire d'un esprit nouveau
- la prise en charge par la puissance publique -l’ouverture au public- l’accrochage « pédagogique » - le catalogue- l’envoi de certaines œuvres aux régions - le musée comme attribut de la Nation et de l’Etat.

6° Le Louvre post-Napoléonien

- 1815 : Waterloo- Retour des tableaux en Allemagne et en Italie. Affirmation du lien entre Musée et identité nationale. Allemagne : dimension « patriotique » ex à Cologne le retour du « Saint Pierre » de Rubens est célébré le 18 oct. 1815 jour anniversaire de la victoire de Leipzig – procession dans la ville, 50 enfants « témoins pour l’avenir »– A Berlin: 1815- « Inventaire des tableaux et des œuvres d’art reconquises grâce à la vaillance des troupes patriotiques et dont l’exposition publique a lieu … au bénéfice des soldats blessés pour la patrie »- 5000 pièces rétrocédées par le Louvre aux puissances européennes= majorité des pièces saisies depuis 1794 à l’étranger - Etats du Nord de l’Allemagne : toutes les saisies de Vivant Denon sont rendues- En Italie : Canova veille au retour des œuvres (Laocoon) .

Conclusion : les avatars du Louvre révolutionnaire et napoléonien ont fait mûrir la conception moderne du musée en France et en Europe
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L.3. Contenu du cours "naissance du musée" (suite)

Informations pour les étudiants de Licence III de Médiation culturelle
Université Paris III-Sorbonne nouvelle

Vous trouverez ci-dessous le texte résumé du cours du jeudi 15 novembre 2007
"Musées, monuments, expositions, les fabriques de l'identité"


LICENCE MEDIATION CULTURELLE
Novembre 2007- C. Bertho Lavenir
« NAISSANCE DU MUSEE »
XVI-XVIIIe s


Référence ( voir biblio générale)
Roland Schaer, L’invention des Musées, Découverte Gallimard, 1993-2002, 144

Problématique
Les musées réfractent l’esprit du temps. Cela se lit dans
- La composition de leur collection qui renvoie à l’état et à la forme des connaissances. Evolution du goût ; de la conception du beau ; de la science médiévale à la science moderne
- L’organisation (quels financements ? -quels bâtiments ?- quelles formes de visite ?) qui renvoie à la forme de la société
PLAN
I. CURIOSITES ET COLLECTIONS
1. Le cabinet de curiosité
2. La collection d’antiques
3. La collection de tableaux
II. DEBATS DU XVIIIe SIECLE
1.La gestion se professionnalise
- Winckelmann - Les Offices – Musées et despotisme éclairé
2. Vers les muséums de sciences naturelles

III.VERS LE LOUVRE
1° Le débat sur les salons à Paris
2° Ecoles de dessins et musées de province…

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I. CURIOSITES ET COLLECTIONS

Origine du mot Musée: MUSEE d’ALEXANDRIE 300 av JC
Un lieu comprenant - collections - bibliothèque- savants en résidence, loin du modèle actuel du lieu spécialisé ouvert au grand public

1° Le cabinet de curiosité

- Le Cabinet des Princes réunit des choses précieuses qui marquent le statut de leur possesseur : pierres précieuses, œufs d’autruche
- Ils se multiplient à partir de 1550- Kunstkammer et Wunderkammer- Cabinet d’Isabelle d’Este- Princes de l’époque maniériste-
- Isabelle d’Este princesse de Mantoue : 1490 « Studiolo » et « grotta »: cabinets secrets décorés pour jouir de ses trésors
-François 1er de Médicis : 1570 et suiv. Studio à l’atmosphère nocturne- Théorie des analogies- Décor inspiré d’un traité de mnémotechnique et système encyclopédique, l’Idea del Téatro, de Giulio Camillo
- Albert V de Bavière -1563 édifie un bâtiment spécial à cour carrée entourée d’une galerie à arcades : forme typique du musée d’art -1565 écrit un traité sur la manière d’organiser de telles collections
Caractères communs : réunit les bizarreries de la création. Pierres rares, aérolithes, roses des sables, animaux exotiques. Arrière plan philosophique . Nature = création. Intérêt pour les « monstres ». Evolution lente vers les sciences de la nature.
-Cabinets d’hommes de science. 4 Cabinets célèbres du XVIIe siècle
1°COSPI Riche collectionneur de Bologne Prestige social de son propriétaire 2° CALZOLARI Apothicaire de Vérone 3° FERRANTE IMPERATO Naples. Réviser l’héritage antique et perfectionner la pharmacopée. 4° OLE WORM. Naturaliste de Copenhague. Catalogue en 1665. Vers la science moderne. Critique la croyance dans les licornes ( corne =corne de narval).
- Les cabinets de curiosité au XVIIIe siècle. Ce n’est plus « la science qui se fait ». Aristocrates et riches bourgeois provinciaux. Signe de richesse et de distinction. Dimension pédagogique. ex. Versailles 1780 cabinet du précepteur des enfants du Duc d’Orléans
- Cabinets … les différences avec le musée Lieux : dans des châteaux et des demeures aristocratiques ou de la riche bourgeoisie; pièces spécialisées et décorées. Présentation selon des critères plutôt esthétiques, surprendre, impressionner. Parfois un catalogue. Visites par recommandation. (voir texte du Psdt de Brosse dans le recueil de documents)

2° La collection d’Antiques

Evolution vers - la spécialisation des lieux - la création d’un savoir théorique (Winckelmann )- La création du métier de conservateur
Les lieux: Rome : Villas des Médicis, Borghese, Farnèse- Jules II fait construire par Bramante la cour plantée d’orangers et entourée de niches du Belvedère. Florence- Laurent de Médicis- Construction de la Galerie des Offices- Interdiction d’exporter des œuvres (tableaux). France François 1er, 1528 aménagement d’un pavillon de chasse à Fontainebleau. Envoie le Primatice à Rome en 1540 puis 1545 pour acheter tableaux et copies de statues

3° Les collections de tableaux

- Marque de la culture aristocratique. Dans toutes les cours d’Europe y compris dans les petits cours allemandes. Création de galeries spécialisées dans les châteaux. A Paris création de la Galerie du bord de l’eau au Louvre
- Identification du Siècle d’or italien- Vasari écrit : Libro de’ disegni- Classement et appréciation des peintres italiens : Raphaël, Le Perugin …
- Premières expositions temporaires en Italie : - à l’occasion de fêtes religieuses, dans des cloîtres et églises, - avec prêt des collections aristocratiques - premiers catalogues


II. LES EVOLUTIONS DU XVIIIe siècle
1° La gestion des antiques et tableaux se professionnalise

-Professionnalisation de la profession de conservateur : Winckelmann, 1717-1768. Etudes de théologie protestante à Halle ( Saxe Anhalt)- 1755 Réflexions sur l’imitation des œuvres des Grecs en peinture et en en sculpture. Défend l’art classique grec. Se convertit au catholicisme Se rend à Rome. Bibliothécaire du cardinal Albani puis Conservateur des antiquités romaines et des bibliothèques du Vatican. Compte rendu des fouilles d’Herculanum. Assassiné à Trieste par un voleur. Histoire de l’art de l’Antiquité, 1764 puis Monumenti Antichi Inediti Spiegati ed Illustrati (1767-1768). Théorie des quatre époques : Archaïque – Ancien- Classique- Décadent - Donne des clefs de lecture de la statuaire

- Florence:1737 la princesse transfère la propriété des collections familiales à l’Etat de Toscane- 1769 : la gestion des Offices passe à l’administration publique- Le métier de conservateur à Florence- 1769 le nouveau duc de Florence Leopold décide la réorganisation des Offices- Jusqu’alors esthétique baroque. - Oeuvres disposées pour faire de l’effet : décoratif, émotion, surprise- 1771 : séparation des instruments scientifiques et d’histoire naturelle; ils reçoivent 20 000 visiteurs / an années 1790- Réorganisation des tableaux par séries chronologiques et logiques- Luigi Lanzi conservateur écrit Histoire de la peinture en Italie en 1795-96

- en EUROPE. Vienne : Christian von Mechel réinstalle la collection au château du Belvedère.Catalogue : musée comme « dépôt visible d’histoire de l’art » . Düsseldorf : collection réorganisée par écoles et par ordre chronologique. En Russie. Les souverains éclairés ouvrent leurs collections au public. Infra: le pavillon des Sciences et des Arts dessiné par l’architecte français C.de Wailly pour Saint Petersbourg, ( projet), 1773

2° Vers les Muséums de Sciences naturelles

Changement de perspective -Leibnitz : 1708 Mémorandum pour le Tsar : « cabinets pas seulement pour la curiosité mais pour perfectionner les sciences et les arts ». Sciences de la nature. Faire des grands tableaux des espèces et des genres. Collectionner, identifier, comparer, classer. Linné, Buffon.

Reprise des voyages de découverte. Cook James, 1728-mort Hawaï 1779
-1768-1771 Tahiti (1769), découvre les Iles de la Société, tour de la Nouvelle-Zélande;- 1772- 1775 : trois croisières antarctique, découvre les îles Sandwich - 1876 : découvre les îles Hawaï, tente le passage du Nord-Ouest, tué à Hawaï- 1er voyageur scientifique moderne. Bougainville : 1729-1811. Tour du monde sur La Boudeuse . 1766-1769. Tahiti, Samoa, Nouvelles Hébrides, Îles Salomon (découverte), Moluques

Sciences de la nature : classer, organiser- Linné : (né en Suède) 1707-1778. Classification des plantes en 24 classes d’après des caractères liés à la disposition des pistils. Classification du règne animal- Philosophia Botanica. Buffon (1707-1788). 1749-1789 Histoire naturelle (36 vol)
Description exhaustive des productions naturelles, des minéraux à l’homme en passant par les animaux et les végétaux. Traité des époques de la nature

- Vers le British Museum- 1683 s’ouvre à Oxford un nouvel édifice - « Musaeum Ashmolianum- Schola Naturalis Historiae -Officina Chimica »- Reflète l’évolution vers la philosophie naturelle et la science expérimentale- John Tradescant, « garde des jardins royaux » lègue en 1659 à son ami Ashmole sa collection prestigieuse de curiosités. Ashmole passionné de numismatique, généalogie et botanique y ajoute sa propre collection de médailles et de manuscrits. Il lègue le tout à Oxford en 1683. Tradescant aurait rapporté en 1637 cette curiosité d’Amérique « Cape de Powhatan, roi des Indiens algonquins de Virginie ». Le musée est
- intégré dans l’enseignement, (associé à la nouvelle chaire d’histoire naturelle expérimentale)
- ouvert aux visiteurs, un garde, entrée pour 6 pences, « même les femmes ».
British Museum, 1753 : le Parlement décide du rachat de la collection du Dr Sloane, médecin de la famille royale qui l’a proposée « A la nation pour la manifestation de la gloire de Dieu, la réfutation de l’athéisme et de ses conséquences, l’usage et les progrès de la médecine, et le bénéfice de l’humanité ». « Dépôt général pour les Sciences, les Arts et la postérité ». Le Parlement confie la direction de l’établissement à des Trustees. Ils achètent un Hôtel particulier et l’adaptent à l’usage de conservation et de visite.

- A Paris- Le Jardin des Plantes est créé en 1633 à Paris- 1739 Buffon en prend la direction 1745 Daubenton Cabinet d’histoire naturelle. Le réorganise en cherchant à assembler des séries complètes dans chaque ordre. Il ne deviendra le Muséum d’histoire naturelle que sous la Révolution .

III. VERS LE LOUVRE

1° Le débat sur les salons à Paris

Les salons : première « exposition temporaire d’art vivant »-suscitent une réflexion collective sur la fonction sociale de l’exposition de l’art. 1667 L’Académie royale de peinture organise chaque année une expo d’art approuvé. 1699 dans la Grande Galerie du Louvre. Après 1725 dans le Salon carré du Louvre (Palais royal). Essais infructueux de l’initiative privée : en jeu : la définition de la « bonne » peinture. Peinture d’histoire contre peinture de genre. Pression sur la royauté. 1747 Libelle : Réflexions sur quelques causes de l’état présent de la peinture en France La Font de Saint Yenne: - demande que l’on montre au Louvre les tableaux « perdus » à Versailles - exposer des modèles pour les peintres - satisfaire les visiteurs étrangers
- 1750-1779 : le roi concède le Luxembourg 100 tableaux de la collection royale- Ouvert au public les mercredi et samedi…Début d’une réflexion sur un musée
- 1774 Louis XVI nomme D’Angiviller- Directeur des Bâtiments du roi- Les plans reliefs évacuent la Grande Galerie- Réflexion sur l’architecture idéale:- Nov. 1788 : éclairage zénithal du Salon carré : Eclairage zenithal, charpentes métalliques et verres dépolis

2° Ecoles de dessin et musées de province
- voir document suivant -
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